Apotheosis - Les hommes-dieuxRoman – En étant dieu sur un autre monde, un mortel terrien peut acquérir de la puissance divine sur Terre. Devenir dieux aussi sur Terre, immortels et éternels, est la quête des hommes-dieux.

Toutes les éditions incluent une postface sur la conception de l’univers (que vous pouvez retrouver en partie ci-dessous) et sur Emenu, un univers virtuel pair-à-pair de partage documentaire.

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Les trois parties de Apotheosis

Première partie : Les dieux parmi nous

Les dieux sont parmi nous. Une multitude de dieux. Ils sont juste les dieux d’autres univers et, chez nous, de simples humains. Mais ne pourraient-ils pas devenir des dieux aussi sur Terre ? Immortels et tout-puissants ? Leur quête est lancée.

Deuxième partie : Les sabbats de la sorcière

Grâce aux démons de Shaad, la sorcière Cassandra est puissante. Mais elle veut donner une sœur à sa fille Tamara. Le chevalier Stephen Lehrer von Kirchburg, venu l’anéantir, sera-t-il le père désiré, remplira-t-il sa mission ou bien succombera-t-il à la tentation de la puissance ?

Troisième partie : Ainsi meurent les dieux

Quelles sont les limites entre le rêve, les délires d’un fou meurtrier et la réalité ? Comment devenir un dieu en rêvant qu’on en est un ? Comment devenir éternel ? Pour survivre, il va falloir répondre à toutes ces questions.

Genèse et intentions

« Depuis des années, j’écris très souvent des histoires que j’aimerais lire. Des histoires qui n’ont jamais été contées. C’est le cas encore une fois avec celle-ci. Mais, plus encore que d’autres, ce roman est issu de la conjonction de frustrations, de colères même, après avoir lu des ouvrages ou vu des films qui ne tenaient pas compte d’une erreur ou d’une incohérence évidentes ou bien qui n’allaient pas au bout d’un concept.

La saga Highlander : forces et faiblesses

Ainsi, le film Highlander (je parle du premier opus, les autres ne méritant pas qu’on s’y arrête) fait l’impasse sur les questions fondamentales autour du concept de base : comment les règles de la quête ont-elles été fixées ? Comment le premier Immortel les a-t-il apprises ? Comment les Immortels connaissaient-ils l’existence du Prix ? Pourquoi des Immortels naissent-ils jusqu’au Moyen-Age mais pas après ? Pourquoi enseigner à un minable l’escrime pour combattre le méchant au lieu de l’abattre soi-même et éliminer aussi le minable ? Finalement, la réponse unique est « parce qu’on voulait faire un film qui dure plus de 30 secondes mais qui ait une fin, un héros, des gentils et des méchants ». Et c’est une mauvaise réponse.
Les films suivants et la série télévisée ont été obligés de créer tout un contexte autour de ces questions qui aboutissent souvent à des incohérences dans l’histoire, celle-ci n’intégrant pas les éléments nécessaires dès le départ et y suppléant ponctuellement d’une manière qui rend les solutions finalement choisies impossibles.
Si j’ai, malgré tout, beaucoup aimé le premier film de la saga, il faut sans doute, pour l’expliquer, mentionner l’extraordinaire bande originale écrite et interprétée par le groupe Queen et, d’une manière générale, une ambiance et une esthétique très particulières. Esthétique et ambiance ont malheureusement été perdues dans les autres œuvres de la saga.

Le moteur de l’affrontement

Ces films et séries ont cependant introduit un élément important qu’il m’a été compliqué de suppléer : une motivation pour retrouver les « autres » et les éliminer. Or ce ressort est essentiel au cours d’un récit de demi-dieux pour qu’une histoire soit possible. Malheureusement, ce ressort varie : d’abord simple élimination de concurrents, il évolue en recherche de l’absorption de la puissance des « autres ». Cette recherche rend l’histoire plus riche en possibilités mais rend, du coup, invraisemblable l’intrigue du premier film.
Tous les récits de super-héros ou de demi-dieux se heurtent à une difficulté : pourquoi Untel a-t-il des pouvoirs et pas d’autres ? Certains super-héros acquièrent cette qualité (Captain America, Spiderman…) d’une façon qui est ensuite perdue ou tellement accidentelle et improbable que tout le monde ne peut plus en profiter. Le super-héros doit en effet être exceptionnel pour qu’un récit soit possible.
Mais, la plupart du temps, la qualité est innée. Du coup, l’histoire est rapidement inintéressante.

Les vampires d’Anne Rice : un bon exemple

Une astuce consiste à donner un talent mais ce talent doit être perfectionné pour abattre le méchant. De ce fait, il existe une histoire tout en évitant d’avoir à répondre à la terrible question : pourquoi, moi, je ne serais pas un super-héros ?
Dans la saga romanesque des vampires d’Anne Rice (Entretien avec un Vampire, Lestat le Vampire, etc.), la problématique est très habillement traitée. Le vampire le devient sans nécessairement le vouloir en recevant le Don Obscur, à savoir une contamination par le sang d’un autre vampire. Et boire le sang d’un autre vampire lorsqu’on l’est déjà permet d’absorber son niveau de pouvoir. Ainsi naissent une motivation pour à la fois retrouver voire « chasser » (dans le sens d’une chasse par un prédateur) les autres, s’organiser pour se protéger autant des humains que des congénères, etc.
La frustration du lecteur ou du spectateur est inévitable puisqu’il ne partage pas et ne peut pas partager les talents de ses héros. Mais il doit malgré tout pouvoir s’y identifier. C’est un équilibre compliqué à construire qui signe tous les récits de super-héros ou de demi-dieux réussis.
Côté roman frustrant, il me faut signaler l’abominable saga des Princes d’Ambre de Roger Zelazny. Tous les poncifs et crimes du concepteur d’univers de fiction semblent être réunis dans cette saga pourtant souvent saluée comme un chef d’œuvre parce que son concept de base est puissant.
L’auteur commence par le bon vieux coup de l’amnésique pour que le lecteur découvre l’univers pendant que le héros recouvre la mémoire. La mémoire lui reviendra d’ailleurs très vite quand l’amnésie ne sera plus nécessaire à l’auteur pour expliquer l’univers…
Puis le « Deux Ex Machina » devient la règle. Un problème dont l’auteur ne parvient pas à se dépêtrer ? Pas de soucis, il arrive une rupture de réalité, mais pas trop tôt, afin que le méchant ait le temps de casser la gueule au gentil. La finalité des faits et gestes de chacun est, de plus, pour le moins bizarre et changeante.

La puissance du rêve

Pourtant, le fait de pouvoir ainsi voyager dans des univers parallèles « rêvés » était pour le moins riche en possibilités.
Cette création d’univers par le rêve est le cœur d’un roman, L’Histoire Sans Fin de Michael Ende. Le rêve y est une force mais comporte aussi le danger de s’y enfermer. Cette donnée a été pour moi une source d’inspiration essentielle. Certes, ce roman est destiné avant tout aux enfants et adolescents mais il est, lui, bien construit, cohérent, tout en usant de tout le potentiel d’un univers onirique.
Enfin, L’Autre Côté du Rêve d’Ursula Le Guinn m’a apporté l’idée de la capacité à modifier l’univers en utilisant la puissance issue du rêve.
J’ajouterais que, pour créer un univers, il faut que l’histoire soit cohérente et complète, c’est à dire que tout le nécessaire doit être décrit sans qu’aucune règle ne contredise une autre règle. De nombreux univers de fiction ne respectent pas ces deux principes de complétude et de cohérence. Cela me frustre toujours en tant que lecteur ou spectateur.
Malgré tout, je suis resté ici aussi fidèle à une autre règle que je me suis fixée depuis maintenant un certain temps : en dire le moins possible sur mes héros et leur univers. Ne rien dire qui ne soit pas nécessaire permet au lecteur de davantage imaginer. Je n’oublie pas qu’un bon livre est celui qui pose davantage de questions qu’il n’apporte de réponses.
Avec tous ces ingrédients, j’ai tenté de vous conter une vraie aventure cohérente et riche, une histoire que j’aurais, moi, plaisir à lire. J’espère qu’elle vous a plu également à vous.

Technologies et spiritualités

De manière accessoire, en illustration de l’histoire principale, j’ai recasé deux inventions déjà utilisées dans certains de mes romans : l’univers virtuel pair-à-pair (le Emenu de mon roman Carcer) et la « montre » qui est en fait un ordinateur portable. Les deux sont détaillés dans le Tipi (voir la partie Essais).

Pour terminer, abordons un point délicat. Au delà de la technique, le présent roman utilise des concepts qui peuvent avoir des répercussions théologiques ou appuyer une idéologie que je n’hésite pas à qualifier de religieuse.
Si les héros créent des mondes autonomes en les rêvant, peut-être sommes-nous nous-mêmes issus du rêve de notre propre Dieu. L’existence de multiples dieux évincés au fil du temps peut très bien s’expliquer en appliquant les règles présentées ici.
Une idée de la création « pourrie » par un manque de cohérence apportée par un « diable » est la base de la saga des Terres du Milieu, de J.R.R. Tolkien. Si le sujet est à peine évoqué dans Le Seigneur des Anneaux, le Silmarillion ou d’autres œuvres connexes insistent au contraire beaucoup sur ce point.
De la même manière, le Satan de la Bible pourrait être un « faux dieu » qui aurait tenté de voler notre monde à son dieu créateur légitime. Ce dernier, grandissant et murissant, pourrait être passé du stade de jeune adolescent bourré de pulsions et violent, celui des premiers livres de la Bible, au stade de vieillard sage, celui des Evangiles.
Cette idée n’a, en elle-même, aucune originalité. Les aborigènes d’Australie disposent depuis la nuit des temps d’une religion basée sur une création onirique.
De même, et j’ai cité quelques exemples au début de cette postface, les romans, films, bandes dessinées et autres œuvres où le rêve est créateur sont innombrables. Le rêve peut s’interconnecter ou pas avec le réel, dans un sens ou dans l’autre. Le rêveur peut être rêvé explicitement par un autre rêveur, éventuellement dans son propre rêve. Et les combinaisons de différentes possibilités rendent tout inventaire exhaustif des plus complexes à mener.
Or il existe au moins un auteur de science-fiction ayant transformé son univers de fantaisie en « religion », à savoir Lafayette Ronald Hubbard. Je condamne définitivement cette démarche qui relève, à mon sens, de la tromperie la plus inadmissible.
Une telle transformation n’est donc nullement mon intention. Ma création est et demeurera, au moins à mes yeux, de pure fiction et de pure fantaisie. N’en attendez aucune « révélation » sur la nature du monde même si, bien sûr, j’espère que vous y trouverez un peu de sagesse. »

5 réflexions au sujet de « Apotheosis – Les Hommes-Dieux »

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