Grave, de Julia Ducournau, avec Garance Marillier, Ella Rumpf et Rabah Naït Oufella, est un film d’horreur à la française. Salué par la critique et titulaire de plusieurs prix, le premier film de sa réalisatrice a son originalité et son charme, que l’on ne retrouve pas dans des blockbusters ou de l’épouvante sanguinolente.

Et même si sa fin est plus ou moins rapidement attendue, la manière de l’amener signe une vraie maîtrise du scénario et du montage.

Comme le reste de sa famille, Justine est végétarienne. Comme sa sœur aînée, elle entre à l’école vétérinaire. Comme elle, elle doit manger un morceau d’abat d’animal pendant le bizutage. Et Justine s’aperçoit alors que sa sœur n’est plus végétarienne du tout. C’est alors que divers phénomènes rattrapent Justine, comme ils ont rattrapé sa sœur. Mais celle-ci assume désormais sa situation et fait le nécessaire. Ce que Justine peine à faire.

Malgré quelques scènes avec du sang (nous sommes dans une école vétérinaire), la tension est maintenue sans que le sanguinolent dégouline de trop. La réalisation veille à rester très réaliste, très froide et donc très crédible. Le spectateur suit Justine dans sa vie quotidienne, souvent avec la caméra à l’épaule. Le petit budget est parfois un vrai avantage.

Et, dans un film d’horreur, le réalisme n’a pas de prix. Sauf ceux gagnés avec juste raison dans divers festivals.

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