Le tourisme virtuel



TIPILe TIPI est un ensemble d'articles présentant des Techniques, Inventions et Procédés Imaginaires.

Les drones militaires (américains surtout) opèrent à des milliers de kilomètres de ceux qui les conduisent. Ceux-là sont face à des ordinateurs qui ressemblent à des consoles de jeux vidéos. Finalement, ces militaires jouent à un jeu vidéo particulier qui a des répercussions dans un monde que, sans doute, ils ont du mal à juger comme réel. Mais cette technologie pourrait avoir des applications très pacifiques.
Par ailleurs, dans de nombreux endroits touristiques, on peut encore trouver des longues-vues payantes qui permettent d'admirer certains points du paysage. Ces engins ont tendance à disparaître tant chacun, aujourd'hui, dispose d'un appareil photo numérique avec un zoom suffisant.
Mais le fait que ce type d'appareils ait pu exister démontrer que des touristes sont prêts à payer pour mieux voir un paysage.
Associons maintenant ces deux technologies, les drones et les longues vues payantes, avec Internet et nous découvrirons alors le tourisme virtuel.
De quoi s'agit-il ? C'est très simple à comprendre. Oubliez les moustiques, le climat parfois difficile, les montées de chemins caillouteux, les effets de l'altitude, les douaniers irascibles, les Américains qui occupent le site, les démarches infernales dans telle ou telle ambassade pour obtenir un visa, le voyage en bétaillère volante durant des heures...
Avec le tourisme virtuel, vous voyagerez de chez vous ou, éventuellement, d'un centre de vidéoconférence en haute définition (ce que l'on nomme la « téléprésence ») près de chez vous.
Sur un grand écran, avec un son en haute fidélité, vous voyez défiler les grands paysages. Avec une manette, vous dirigez une caméra fixée sur pied (version économique) ou un drone (version luxe). Et, à l'autre bout du monde, un engin suit vos instructions, avec sa caméra haute définition et ses micros haute fidélité protégés du vent par des bonnettes. Les images peuvent, bien sûr, être en trois dimensions et l'écran totalement immersif. On peut même imaginer des séances collectives avec un guide (ou bien un client privilégié payant plus cher) dirigeant la manœuvre.
Sur place, une équipe technique s'occupe de l'entretien du matériel. Eventuellement, il peut y avoir des commentaires. Le cas échéant, l'équipe locale peut reprendre la main sur les drones en cas de problème. Mais il n'y a plus de touriste sur le site...
Le bilan écologique est évidemment excellent : plus de transport aérien sur des milliers de kilomètres, pollution locale limitée... De plus, le tourisme virtuel entraînera la nécessité de développer les infrastructures Internet dans les zones isolées, permettant par là même leur développement. Le coût sera évidemment bien moindre.
Il restera à garder quelques voyages rapides pour faire des courses dans les souks.


 
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