Shutter Island, de Martin Scorsese, avec Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo et Ben Kingsley, nous emmène sur l’île donnant son titre au film, au large de Boston. Il ne s’y trouve qu’un asile pour fous dangereux ayant commis des crimes de sang. On n’est pas si loin d’un Silence des Agneaux quant à l’ambiance du lieu…
En 1954, un vétéran américain de la libération de Dachau, devenu marshall et veuf dans des circonstances tragiques, vient y mener une enquête. Rapidement, l’endroit se révèle des plus sinistres et des plus suspects. Y mène-t-on des expériences horribles sous les ordres d’un psychiatre criminel nazi rescapé ? Ou bien la vérité est-elle plus terrible encore ?
Monthly Archives: février 2010
L’Autre Dumas : deux hommes pour un rôle
L’Autre Dumas, de Safy Nebbou, avec Benoît Poelvoorde, Gérard Depardieu et Mélanie Thierry revient sur le drame de la vie du signataire des Trois Mousquetaires : il avait besoin d’un co-auteur pour avancer. Auguste Maquet reste ainsi dans l’ombre -même s’il touche sa part des bénéfices- tandis qu’Alexandre Dumas brille dans le Tout Paris révolutionnaire. Jusqu’à ce que scribouillard tombe amoureux d’une admiratrice et qu’il s’ensuive un quiproquo.
Que celle-ci soit une républicaine et que nous soyons à la veille de la révolution de 1848 donne juste un peu de piment…
Lovely Bones : émerveillement perturbant
Lovely Bones, de Peter Jackson, avec Saoirse Ronan, Mark Wahlberg et Stanley Tucci, est l’adaptation du roman homonyme d’Alice Sebold, publié en 2003 et paru en France sous le titre La Nostalgie de l’Ange. Susan est une jeune adolescente sans histoire dans une famille ordinaire. Un voisin psychopathe la tue. Mais elle reste bloquée entre deux mondes et observe dans une sorte de rêve ce qui se passe sur Terre.
Si le film possède une esthétique magnifique, il peut perturber des personnes sensibles qui s’attacheront trop à un personnage qui doit être vu comme totalement secondaire et sans importance, à savoir le tueur.
Une exécution ordinaire : dans une dictature sordide
Une exécution ordinaire, de Marc Dugain, avec André Dussollier, Marina Hands et Edouard Baer, nous ramène dans les derniers moments de Staline. Appelée au chevet du dictateur pour le soigner, elle est tenue de garder le secret et la fidélité à son égard les plus absolus. Elle abandonne donc son mari.
Elle va connaître une montée vers l’horreur dans un régime de plus en plus paranoïaque. Paralysée par la peur, elle voit tout ce qu’elle veut protéger mis en danger malgré elle.
Planète 51 : drôle de science-fiction
Planète 51, de Jorge Blanco, est un film d’animation qui est à la science-fiction ce que Shrek fut au conte de fée. Un beau gosse astronaute américain débarque donc sur une planète reconnue par un robot qui n’a envoyé des photos que de cailloux. Mais la planète est habitée et ressemble à la Terre des années 1950 où les extra-planétaires ont beaucoup de succès dans la science-fiction locale sous la forme de monstres terribles capables d’asservir la planète.
Les références sont nombreuses (de 2001 à E.T. en passant par Alien et la Guerre des Etoiles) et ajoutent une dimension ludique pour séduire les adultes. Le premier degré est pourtant déjà très drôle, l’astronaute accumulant les bourdes tandis qu’il est poursuivi par une armée à la fois totalement incompétente et paranoïaque.
Sherlock Holmes : corps et esprit
Sherlock Holmes, de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr., Jude Law et Rachel McAdams, renouvelle la vision du fameux héros de Sir Arthur Conan Doyle. On ne peut pas vraiment parler de trahison : cela aurait pu être pire, comme la bande annonce le laissait supposer. Alors, certes, le flegmatique Sherlock Holmes n’hésite plus à se servir de ses mains, de ses pieds et de tout ce qui passe à sa portée pour infliger quelques dégâts bien physiques propres à satisfaire les normes modernes d’un film grand public. Il y a quelques explosions et le Dr Watson accompagne plus que de raison le fameux détective qui, lui, reste guidé par son esprit logique.
Malgré tout, les maléfices du professeur James Moriarty sont bien dans la lignée traditionnelle. Il est cependant dommage que l’histoire ainsi contée ne soit pas une adaptation du canon original mais une nouvelle aventure inédite. Cela permet, il est vrai, une irruption féminine hétérodoxe.