The Descendants : les liens du sang et de la terre

The DescendantsThe Descendants, de Alexander Payne, avec George Clooney et Shailene Woodley est une comédie dramatique bien morale comme les Américains les aiment. Voilà donc un avocat d’affaires vivant à Hawaï qui découvre, lorsque sa femme plonge dans un comas mortel suite à un accident, qu’il a été un mauvais père, un mauvais mari (sa femme le trompait) et qu’il risque d’être un mauvais fils en vendant des terres ancestrales vierges à un promoteur.

Bien entendu, cette découverte sauvera l’âme en déroute. Ouf.

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Sherlock Holmes 2 : pauvre Conan Doyle (bis)

Sherlock Holmes 2Sherlock Holmes 2 : Jeu d’ombres, de Guy Ritchie, avec Robert Downey Jr. et Jude Law, est le deuxième film de cette série à vouloir adapter les personnages de Sir Arthur Conan Doyle. Mais ce dernier doit se retourner de nouveau dans sa tombe.

Et même si la « fin » de l’affreux Docteur Moriarty est à peu près conforme aux livres d’origine, c’est bien la seule chose qu’on peut reconnaître.

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Millenium 1 : version familiale

MilleniumMillenium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes (ou La fille au tatouage-dragon) de David Fincher, avec Daniel Craig et Rooney Maraadapte une nouvelle fois le polar de Stieg Larsson au cinéma, après la version de 2009 de Niels Arden Oplev. D’une facture évidemment plus américaine, donc plus politiquement correcte, cette version aseptisée pourrait presque être qualifiée de familiale, du moins au regard de celle de 2009.

Le journaliste Mikael Blomkvist du journal Millenium repart donc à l’assaut du mystère de la disparition d’Harriet, petite fille de l’industriel Henrik Vanger à la demande de ce dernier.

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J. Edgard : la vie dans le secret

J. EdgardJ. Edgar , de Clint Eastwood, avec Leonardo DiCaprio et Naomi Watts, raconte la vie de John Edgard Hoover. Cet ancien patron et fondateur du FBI fut, dit-on, l’homme le plus puissant des Etats-Unis, jusqu’à son décès en 1972 sous la présidence de Nixon.

Patriote fanatique, ce personnage fut controversé à plus d’un titre, notamment à cause de ses dossiers secrets et de sa conception particulière des libertés publiques.

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La fin du monde est remise

Nouvelle issue du recueil Nous sommes des dieux.

Lucifer portait toujours une torche allumée pour visiter son domaine. Son nom, du moins l’un de ses noms, ne signifiait-il pas, en effet, « porteur de lumière » ? Il préférait celui-là à Belzébuth, le seigneur des mouches. Devoir régulièrement utiliser sa queue pour chasser ces compagnes énervantes l’insupportait. Quant à Satan, il lui rappelait trop les cultes satanistes que quelques médiocres imbéciles lui rendaient. Son Ignominie, Seigneur des Tréfonds, vomissait ces crétins qui ne comprenaient rien. Il était malade à l’idée même d’avoir un jour à les dévorer dans son domaine infernal.

D’une manière générale, Lucifer aimait malgré tout  l’imagination de ceux qui cherchaient à le nommer sans donner un « vrai nom » qui n’était pas plus vrai que les autres. Comme un sémiologue italien l’avait remarqué, il n’est pas nécessaire de connaître le nom de la rose pour savoir qu’elle est une rose. C’était autant vrai pour Lucifer-Satan-Belzébuth-Etc. Que pour les roses, même si le Diable ne sentait pas vraiment la rose.
Bref, Lucifer portait donc une torche allumée et visitait son domaine de fonds en combles. Là encore, il s’agit d’une expression peu appropriée car l’Enfer est, par définition, en totalité dans les Tréfonds, même si ce terme est assez peu géographique. Continue reading »