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	<title>Humeurs</title>
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	<description>Créations et critiques de Pierre Béhel</description>
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		<title>Gatsby le Magnifique : coupable rêve américain</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 23:21:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Béhel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Voir]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Gatsby le Magnifique, drame de Baz Luhrmann, avec Leonardo DiCaprio, Tobey Maguire, Carey Mulligan et Joel Edgerton, adapte une nouvelle fois au cinéma le célèbre roman homonyme de Francis Scott Fitzgerald, paru en 1925. Il s&#8217;agit de la quatrième adaptation connue, après celles de 1926 (de Herbert Brenon avec Warner Baxter), de 1949 (de Elliott [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/05/17/gatsby-le-magnifique-coupable-reve-americain/">Gatsby le Magnifique : coupable rêve américain</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs">Humeurs</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" alt="" src="http://www.pierrebehel.com/humeurs/wp-images/gatsbylemagnifique.jpg" /><strong><em>Gatsby le Magnifique</em>, drame de Baz Luhrmann, avec Leonardo DiCaprio, Tobey Maguire, Carey Mulligan et Joel Edgerton, adapte une nouvelle fois au cinéma le célèbre roman homonyme de Francis Scott Fitzgerald, paru en 1925.</strong> Il s&rsquo;agit de la quatrième adaptation connue, après celles de 1926 (de Herbert Brenon avec Warner Baxter), de 1949 (de Elliott Nugent avec Alan Ladd) et de 1974 (de Jack Clayton, avec Robert Redford et Mia Farrow), sans parler du téléfilm de 1999 et de l&rsquo;opéra.<br />
Gageons que certains crieront au scandale, d&rsquo;autant que le film a été tourné en 3D. C&rsquo;est toujours ainsi quand un classique littéraire est adapté, même si celui-ci fut un échec commercial retentissant lors de sa publication. Jay Gatsby est pourtant l&rsquo;un des meilleurs rôles de Leonardo DiCaprio à ce jour.<span id="more-2918"></span></p>
<p>Voici donc, en 1922, un jeune courtier (Tobey Maguire) monté à New York et travaillant à Wall Street qui loue une maison sur Long Island. Cette maison est située à côté d&rsquo;une resplendissante villa où le flamboyant Jay Gatsby propose des fêtes somptueuses à tout New York. Le courtier devient l&rsquo;ami du dandy, celui-ci souhaitant revoir la cousine du premier (Carey Mulligan), qui a épousé peu auparavant un riche homme d&rsquo;affaires bien établi (Joel Edgerton). La fortune ostentatoire de Gatsby n&rsquo;est qu&rsquo;un paravent mal acquis, entaché de mille crimes. Il l&rsquo;a conquise dans le seul but de séduire son aimée. Gatsby croit dans le rêve américain. Il est le seul à y croire. Les autres vont le ramener à sa triste condition initiale. Ils saliront jusqu&rsquo;à sa mémoire. Car le rêve américain doit rester un rêve et ne jamais se réaliser. Même pour un homme qui espère, a toujours espéré, jusqu&rsquo;à son dernier souffle, provoquant ainsi l&rsquo;admiration sans borne du courtier trop conscient des réalités.<br />
La splendide composition réalisée par chaque acteur n&rsquo;explique pas à elle seule la magie de ce film. Censé se dérouler en pleine période de jazz et de prohibition, il est enrichi d&rsquo;une musique plus contemporaine qui, pourtant, ne choque pas mais contribue à la flamboyance des fêtes de Gatsby.<br />
Enfin, la 3D parfaitement exploitée dans des décors et une lumière très travaillés permet de retranscrire toutes les ambiances avec un réalisme saisissant. Les scènes intimes sont, comme toujours, les plus extraordinaires en 3D avec un retraitement numérique sur les images.</p>
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		<title>Upside Down : Roméo, Juliette et la gravité</title>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 23:59:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Béhel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Voir]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Upside Down, film franco-canadien de Juan Solanas, avec Jim Sturgess, Kirsten Dunst et Timothy Spall, fait une adaptation fantastique du thème classique de Roméo et Juliette. Ici, Roméo s&#8217;appelle Adam et Juliette Eden. Dans leur étrange monde, deux planètes jumelles se font face de manière suffisamment proche pour que les plus hautes montagnes se touchent [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/05/03/upside-down-romeo-juliette-et-la-gravite/">Upside Down : Roméo, Juliette et la gravité</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs">Humeurs</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" alt="" src="http://www.pierrebehel.com/humeurs/wp-images/upsidedown.jpg" /><strong><em>Upside Down</em>, film franco-canadien de Juan Solanas, avec Jim Sturgess, Kirsten Dunst et Timothy Spall, fait une adaptation fantastique du thème classique de Roméo et Juliette.</strong> Ici, Roméo s&rsquo;appelle Adam et Juliette Eden.<br />
Dans leur étrange monde, deux planètes jumelles se font face de manière suffisamment proche pour que les plus hautes montagnes se touchent presque. Bien sûr, chaque planète est interdite aux habitants de l&rsquo;autre.<span id="more-2915"></span></p>
<p>Il est vrai qu&rsquo;il y a une difficulté particulière : tout ce qui vient d&rsquo;une planète reste soumis à la gravité de celle-ci. Par conséquent, si vous vous trouvez sur la planète d&rsquo;en face, vous tombez vers le sol de votre planète donc vers le ciel de l&rsquo;endroit où vous êtes. Pensez à oublier toute notion de physique terrestre en entrant dans le cinéma.<br />
La planète d&rsquo;Eden est riche, celle d&rsquo;Adam pauvre. Mais les deux tourtereaux s&rsquo;aiment. L&rsquo;histoire serait donc un enième remake romantique de Roméo et Juliette ou de Love Story s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas cet élément particulier : la gravité.<br />
Le réalisateur et le scénariste jouent avec cet élément fondateur de l&rsquo;univers. Il en découle une série de rebondissements mais surtout de scènes magnifiques.<br />
Si le film a l&rsquo;animation nécessaire pour retenir toute l&rsquo;attention du spectateur, c&rsquo;est bien l&rsquo;étrange beauté de cet univers, toutes les situations issues de la problématique de la gravité, qui donnent une originalité superbe à l&rsquo;ensemble.<br />
Au passage, on remarquera que la toujours charmante Kirsten Dunst reste séduite, depuis Spiderman, par les mecs qui la font grimper au mur.</p>
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		<item>
		<title>L&#8217;écume des jours : le surréalisme filmé</title>
		<link>http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/04/27/lecume-des-jours-le-surrealisme-filme/</link>
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		<pubDate>Sat, 27 Apr 2013 21:56:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Béhel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>L&#8217;Ecume des jours, de Michel Gondry, avec Romain Duris, Omar Sy et Audrey Tautou, adapte le célèbre roman surréaliste homonyme de Boris Vian. L&#8217;histoire est connue : Colin est riche, peut s&#8217;adonner à ses passions toute la journée et finit par épouser Chloé. Celle-ci tombe malheureusement malade. La traiter ruine Colin. La difficulté majeure de [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/04/27/lecume-des-jours-le-surrealisme-filme/">L&rsquo;écume des jours : le surréalisme filmé</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs">Humeurs</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" alt="" src="http://www.pierrebehel.com/humeurs/wp-images/ecumedesjours.jpg" /><strong><em>L&rsquo;Ecume des jours</em>, de Michel Gondry, avec Romain Duris, Omar Sy et Audrey Tautou, adapte le célèbre roman surréaliste homonyme de Boris Vian.</strong> L&rsquo;histoire est connue : Colin est riche, peut s&rsquo;adonner à ses passions toute la journée et finit par épouser Chloé.</p>
<p>Celle-ci tombe malheureusement malade. La traiter ruine Colin.<span id="more-2909"></span></p>
<p>La difficulté majeure de l&rsquo;adaptation résidait dans la transcription à l&rsquo;écran de l&rsquo;univers surréaliste de Boris Vian. Michel Gondry était de ce fait l&rsquo;homme de la situation et il s&rsquo;en sort plutôt bien. L&rsquo;univers est globalement respecté, notamment la place majeure de la musique de <a title="Duke Ellington" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Duke_Ellington" target="_blank">Duke Ellington</a> et les gadgets comme le piano à cocktails. De la même façon, la métaphore de la transformation du domicile de Colin au fil de sa ruine financière et morale est parfaitement rendue.</p>
<p>Omar Sy démontre, si besoin était, qu&rsquo;il sait jouer un registre assez inattendu en prenant le rôle de Nicolas, le cuisinier-philosophe de Colin. Romain Duris et Audrey Tautou se glissent de manière plus attendue dans les habits de Colin et Chloé mais avec la grâce nécessaire.</p>
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		<title>Iron Man 3 : que l&#8217;explosion fut</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Apr 2013 23:31:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Béhel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Voir]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Iron Man 3, de Shane Black, avec Robert Downey Jr. et Gwyneth Paltrow, achève la trilogie Iron Man. Voilà le héros, bien souvent privé d&#8217;une armure capricieuse, en mauvaise posture. Un méchant terroriste commet attentat sur attentat. Bien sûr, tout ça, c&#8217;est pour au final zigouiller Iron Man. Les différents éléments de la saga sont [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/04/26/iron-man-3-que-lexplosion-fut/">Iron Man 3 : que l&rsquo;explosion fut</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs">Humeurs</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" alt="" src="http://www.pierrebehel.com/humeurs/wp-images/ironman3.jpg" /><strong><em>Iron Man 3</em>, de Shane Black, avec Robert Downey Jr. et Gwyneth Paltrow, achève la trilogie Iron Man. </strong>Voilà le héros, bien souvent privé d&rsquo;une armure capricieuse, en mauvaise posture.<br />
Un méchant terroriste commet attentat sur attentat. Bien sûr, tout ça, c&rsquo;est pour au final zigouiller Iron Man.<span id="more-2906"></span></p>
<p>Les différents éléments de la saga sont bien là : Tomy Stark toujours irrévérencieux, des gadgets en masse, des courses-poursuites incroyables et des explosions&#8230; Le scénario ouvre des pistes intéressantes et les rebondissements ne sont pas sans intérêt. Mais l&rsquo;alchimie prend mal. L&rsquo;humour politiquement incorrect a du mal à faire sourire tant il est rare.<br />
Et le final est des plus baclés.<br />
Bien entendu, la réalisation et les effets spéciaux sont bons mais ce n&rsquo;est pas toujours suffisant.</p>
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		<item>
		<title>Les Croods : l&#8217;âge des cavernes en 3D</title>
		<link>http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/04/12/les-croods-lage-des-cavernes-en-3d/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Apr 2013 23:46:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Béhel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Voir]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Les Croods, film d&#8217;animation 3D de Chris Sanders et Kirk DeMicco (studio Dreamworks), nous emmène dans une préhistoire délirante. Voici une famille, dernière survivante de l&#8217;humanité dans sa région, qui ne connaît que deux règles pour survivre : la caverne pour se protéger et la fuite devant toute nouveauté. Bien entendu, ces deux règles vont [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/04/12/les-croods-lage-des-cavernes-en-3d/">Les Croods : l&rsquo;âge des cavernes en 3D</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs">Humeurs</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" alt="" src="http://www.pierrebehel.com/humeurs/wp-images/croods.jpg" /><strong><em>Les Croods</em>, film d&rsquo;animation 3D de Chris Sanders et Kirk DeMicco (studio Dreamworks), nous emmène dans une préhistoire délirante.</strong> Voici une famille, dernière survivante de l&rsquo;humanité dans sa région, qui ne connaît que deux règles pour survivre : la caverne pour se protéger et la fuite devant toute nouveauté.</p>
<p>Bien entendu, ces deux règles vont devoir être abandonnées devant un bouleversement géologique.<span id="more-2903"></span></p>
<p>Dreamworks réutilise toutes ses bonnes ficelles : des bestioles délirantes, des personnages hauts en couleur, des gags à foison, des rebondissements, une quête&#8230; Le niveau technique est à la hauteur du savoir-faire du studio mais sans être exceptionnel pour autant.</p>
<p>Notons enfin que le bonus post-générique ne vaut vraiment pas la peine (une demi-seconde de bestioles qui font <em>pouet</em>).</p>
<p>Cet article <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/04/12/les-croods-lage-des-cavernes-en-3d/">Les Croods : l&rsquo;âge des cavernes en 3D</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs">Humeurs</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Trois nouvelles parutions d&#8217;ouvrages : Les Autres, Les Mondes de Leen illustrés et Histoires Brèves 2013</title>
		<link>http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/03/27/trois-nouvelles-parutions-douvrages-les-autres-les-mondes-de-leen-illustres-et-histoires-breves-2013/</link>
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		<pubDate>Wed, 27 Mar 2013 06:47:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Béhel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelles du site]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Trois nouveaux ouvrages ont fait leur apparition dans ma boutique. Il s&#8217;agit d&#8217;un nouveau recueil de nouvelles, Les Autres, et de deux ouvrages en collection pourpre, donc compatibles avec une vente indirecte (libraires&#8230;), à savoir Histoires Brèves &#8211; Edition 2013 et une édition illustrée de Les Mondes de Leen. Voyons cela plus en détails&#8230; &#160; [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/03/27/trois-nouvelles-parutions-douvrages-les-autres-les-mondes-de-leen-illustres-et-histoires-breves-2013/">Trois nouvelles parutions d&rsquo;ouvrages : Les Autres, Les Mondes de Leen illustrés et Histoires Brèves 2013</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs">Humeurs</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" alt="" src="http://www.pierrebehel.com/humeurs/wp-images/0-histoiresbreves-120x160.jpg" /><img class="alignleft" alt="" src="http://www.pierrebehel.com/humeurs/wp-images/0-leenpourpre-120x160.jpg" /><img class="alignleft" alt="" src="http://www.pierrebehel.com/humeurs/wp-images/0-lesautres-120x160.jpg" /><strong>Trois nouveaux ouvrages ont fait leur apparition <a href="http://www.pierrebehel.fr/livres.htm" target="_blank">dans ma boutique</a>.</strong> Il s&rsquo;agit d&rsquo;un nouveau recueil de nouvelles, <i>Les Autres</i>, et de deux ouvrages en collection pourpre, donc compatibles avec une vente indirecte (libraires&#8230;), à savoir <i>Histoires Brèves &#8211; Edition 2013</i> et une édition illustrée de <i>Les Mondes de Leen</i>.</p>
<p>Voyons cela plus en détails&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-2896"></span><br />
<b>Histoires brèves &#8211; Edition 2013</b><br />
<b>Nouvelles</b> &#8211; Des histoires courtes, toutes différentes, de tous genres, de tous styles comme autant de chemins au travers de l&rsquo;imaginaire&#8230; Voici un recueil de mes principales nouvelles. L&rsquo;édition 2013 inclut <em>Les Autres</em>.<br />
<strong><em>Histoires Brèves &#8211; Edition 2013, par Pierre Béhel &#8211; ISBN : 978-2-919276-49-3 &#8211; 837 pages &#8211; Prix unitaire : 35 euros &#8211; (Libraires &#8211; RUVI : 14).</em></strong><br />
<a href="http://www.thebookedition.com/stats_banniere.php?action=clic&amp;id=94579" target="_blank">Achat de l&rsquo;ouvrage imprimé</a>.</p>
<p><b>Les Mondes de Leen</b><br />
<b>Conte</b> &#8211; La gentille Leen s&rsquo;ennuie. Sa tante sorcière lui jette alors un sort qui la fait voyager d&rsquo;un monde dans l&rsquo;autre lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;ennuie trop. Mais est-ce vraiment une malédiction ?<br />
Edition illustrée par <a href="http://www.sabinedeligny.fr/" target="_blank">Sabine de Ligny</a>.<br />
<strong><em> Les Mondes de Leen, par Pierre Béhel &#8211; ISBN : 978-2-919276-47-9 &#8211; 140 pages &#8211; Prix unitaire : 16,50 euros &#8211; (Libraires &#8211; RUVI : 6).</em></strong><br />
<a href="http://www.thebookedition.com/stats_banniere.php?action=clic&amp;id=94572" target="_blank">Achat de l&rsquo;ouvrage imprimé</a>.</p>
<p><b>Les Autres</b><br />
<b>Nouvelles</b> &#8211; Ils sont là. Vous savez qu&rsquo;ils sont là. Peut-être sont-ils simplement vos voisins. Peut-être pas. Vous ne les connaissez pas. Vous ne savez rien d&rsquo;eux. Mais vous les craignez. Car ce sont les autres.<br />
<em><strong>Les Autres, par Pierre Béhel &#8211; ISBN : 978-2-919276-48-6 &#8211; 157 pages &#8211; Edité par Cogitare.</strong></em><br />
<a href="http://www.thebookedition.com/stats_banniere.php?action=clic&amp;id=94566" target="_blank">Achat de l&rsquo;ouvrage imprimé ou PDF</a> &#8211; <a href="http://www.amazon.fr/dp/B00BYTC8LK" target="_blank">Achat de l&rsquo;ouvrage pour Kindle d&rsquo;Amazon</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je vous souhaite une bonne lecture.</p>
<p>Cet article <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/03/27/trois-nouvelles-parutions-douvrages-les-autres-les-mondes-de-leen-illustres-et-histoires-breves-2013/">Trois nouvelles parutions d&rsquo;ouvrages : Les Autres, Les Mondes de Leen illustrés et Histoires Brèves 2013</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs">Humeurs</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Warm Bodies : chauds les zombies, chauds</title>
		<link>http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/03/23/warm-bodies-chauds-les-zombies-chauds/</link>
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		<pubDate>Sat, 23 Mar 2013 00:49:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Béhel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Voir]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Warm Bodies, de Jonathan Levine, avec Nicholas Hoult et Teresa Palmer, réinvente le film de zombie en le parodiant. Cette comédie est raconté par &#171;&#160;R&#160;&#187;, un zombie au départ relativement atypique. Comme souvent, suite à une apocalypse non identifiée, un petit groupe de survivants résiste encore et toujours à l&#8217;envahisseur zombie. Les zombies sont donc [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/03/23/warm-bodies-chauds-les-zombies-chauds/">Warm Bodies : chauds les zombies, chauds</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs">Humeurs</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" alt="" src="http://www.pierrebehel.com/humeurs/wp-images/warmbodies.jpg" /><strong><em>Warm Bodies</em>, de Jonathan Levine, avec Nicholas Hoult et Teresa Palmer, réinvente le film de zombie en le parodiant.</strong> Cette comédie est raconté par &laquo;&nbsp;R&nbsp;&raquo;, un zombie au départ relativement atypique.<br />
Comme souvent, suite à une apocalypse non identifiée, un petit groupe de survivants résiste encore et toujours à l&rsquo;envahisseur zombie.<span id="more-2890"></span></p>
<p>Les zombies sont donc des humains ayant attrapé une maladie qui les rend morts-vivants. Le stade ultime de la maladie transforme les humains en sorte de squelettes sur pattes ayant perdu absolument toute humanité. Tous les zombies ne pensent évidemment qu&rsquo;à manger les humains normaux, notamment leurs cerveaux. En effet, manger un cerveau permet de s&rsquo;en approprier les souvenirs.<br />
Tous les remèdes traditionnels contre la maladie ont échoué et les survivants passent leur temps à dégommer du zombie ou à être dégommés. Jusqu&rsquo;au jour où &laquo;&nbsp;R&nbsp;&raquo; mange la cervelle du petit ami de l&rsquo;héroïne blonde, ce qui entraine une série de conséquences inattendues.</p>
<p>Tous les poncifs du film de zombies sont ici détournés pour en faire des gags savoureux qui, en alternance avec quelques scènes d&rsquo;action (au ralenti puisque les zombies ne sont pas très vifs), gardent un bon rythme au film. On ne s&rsquo;ennuie pas une seconde. Et la réalisation est, malgré un thème de série Z, soignée, notamment dans les éclairages et les prises de vues.<br />
Comme il se doit, chacun doit accepter les différences des autres et la morale est sauve.</p>
<p>Enfin, ce film constitue la preuve que les vampires et les loups-garous de <em>Twilight</em>, les sorcières de <em>Sublimes Créatures</em> et les momies des <em>Aventures d&rsquo;Adèle Blanc-Sec</em> ne sont pas les seules victimes des cinéastes romantiques. Les zombies aussi sont touchés.</p>
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		<title>Après Cela</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Mar 2013 09:08:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Béhel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les autres]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Nouvelle issue du recueil Les Autres. Je savais que j&#8217;avais eu raison, contre tout le monde, contre tous mes voisins qui se moquaient de moi. Mais je ne savais pas à quel point je regretterais d&#8217;avoir eu raison. Avoir raison est une satisfaction intellectuelle, rien de plus. Mon égo est flatté, si, si, je vous [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/03/22/apres-cela/">Après Cela</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs">Humeurs</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" alt="" src="http://www.pierrebehel.com/humeurs/wp-images/0-lesautres-120x160.jpg" /><strong>Nouvelle issue du recueil <a title="Les Autres" href="http://www.pierrebehel.com/fsf/lesautres.htm" target="_blank"><em>Les Autres</em></a>.</strong></p>
<p>Je savais que j&rsquo;avais eu raison, contre tout le monde, contre tous mes voisins qui se moquaient de moi. Mais je ne savais pas à quel point je regretterais d&rsquo;avoir eu raison. Avoir raison est une satisfaction intellectuelle, rien de plus. Mon égo est flatté, si, si, je vous assure.<br />
Avoir raison, c&rsquo;est parfois avoir terriblement tort.</p>
<p>Ce jour là, j&rsquo;ai eu de la chance. En quelque sorte.<br />
Il restait à mettre quelques réserves en place et un petit bricolage à terminer. J&rsquo;ai placé les caisses, les matériaux et les outils sur un petit chariot et je suis descendu par le monte-charge. J&rsquo;ai ouvert la porte blindée, je me suis glissé dans le bunker avec mon chargement et la porte s&rsquo;est refermée. C&rsquo;est la procédure normale. La porte ne reste jamais ouverte plus que le temps strictement nécessaire.<br />
Ma femme et mes enfants étaient restés dans la maison. Ils n&rsquo;avaient aucune raison de m&rsquo;accompagner. J&rsquo;avais montré à toute la famille le bunker. Je leur avais fait visiter. Ma femme m&rsquo;avait laissé le construire mais n&rsquo;approuvait pas cette étrange passion.<span id="more-2888"></span><br />
Nous étions sous un régime matrimonial de séparation de biens et c&rsquo;était avec mon argent que je l&rsquo;avais construit. Elle se contentait donc de hausser les épaules quand je lui en parlais. D&rsquo;un autre côté, elle préférait que je fasse ça plutôt que d&rsquo;aller dans les bars ou voir des matchs au stade comme d&rsquo;autres copains. Quant aux enfants, ils n&rsquo;aimaient pas cet endroit confiné. Jamais ils ne vinrent m&rsquo;y embêter. Je pouvais tranquillement travailler en bas.<br />
La seule chose qui me dérangeait, c&rsquo;était le ronflement du ventilateur. J&rsquo;avais tout fait pour limiter le bruit mais le mécanisme conservait malgré tout cet horripilant son sourd permanent. Le système d&rsquo;aération était assez complexe. Il comportait une série de filtres qui permettait d&rsquo;échanger l&rsquo;air vicié de l&rsquo;intérieur, au fur et à mesure de la consommation de l&rsquo;oxygène par les occupants du bunker, avec un air potentiellement pollué et toxique à l&rsquo;extérieur. La pollution externe pouvait être autant radioactive que chimique : tout était prévu.<br />
Ce jour là, à un moment, j&rsquo;eus l&rsquo;impression qu&rsquo;il y eut comme une sorte de tremblement de terre. Mais c&rsquo;était faible. Je n&rsquo;y pris pas garde sur le moment. Si j&rsquo;avais été dans ma chambre, dans la maison, cela aurait pu être simplement un gros camion passant dans la rue. Mon instinct n&rsquo;avait pas percuté que j&rsquo;étais à ce moment là sous la surface du sol, à une certaine profondeur.</p>
<p>Quand j&rsquo;eus terminé le rangement et les derniers bricolages, la porte refusa de s&rsquo;ouvrir. Le mécanisme de sécurité me signalait une situation anormale à l&rsquo;extérieur. La ventilation s&rsquo;était renforcée.<br />
Bien entendu, je crus d&rsquo;abord à un dysfonctionnement. Je maudis tour à tour mes capacités de bricolage et les fabricants des composants que j&rsquo;avais achetés. J&rsquo;utilisais le téléphone intérieur pour appeler ma femme, dans la maison, mais je n&rsquo;eus pas de communication. Le téléphone était muet en dehors d&rsquo;un petit grésillement. Pourtant, je l&rsquo;avais utilisé deux jours auparavant pour demander à ma femme de me descendre un tournevis que j&rsquo;avais oublié sur la table de la cuisine.</p>
<p>Au fil des heures, mon angoisse augmenta. Je me mis à pleurer. Je ne parvenais pas à comprendre ce qui se passait et personne ne semblait venir m&rsquo;ouvrir de l&rsquo;autre côté. Ma femme connaissait bien sûr le code pour ouvrir la porte. Elle l&rsquo;avait utilisé pour m&rsquo;apporter mon tournevis.<br />
Quand vint l&rsquo;heure du dîner, je n&rsquo;eus pas faim mais je décidais de prendre un petit sédatif léger et de me coucher dans ma chambre, sur le lit sans draps. Demain serait un autre jour.<br />
En fait, je crus devenir fou. La porte resta bloquée plusieurs semaines. Plusieurs mois, même, pour être exact.<br />
Je ne manquais ni d&rsquo;eau, ni d&rsquo;oxygène, ni de nourriture. Tout était prévu. Mais je n&rsquo;avais aucune information sur ce qui se passait dehors. Je me forçais à me distraire avec les livres prévus à cet effet. J&rsquo;avais également des consoles de jeux vidéos. Je passais maître dans divers jeux auxquels j&rsquo;avais assez peu joué jusqu&rsquo;à ce moment là. Et, surtout, je dormais beaucoup.<br />
J&rsquo;évitais d&rsquo;utiliser les sédatifs. Je recourais autant que possible aux exercices de méditation que j&rsquo;avais appris bien des années auparavant. Mais, parfois, les crises d&rsquo;angoisse étaient trop fortes.<br />
Je passais de l&rsquo;incrédulité à l&rsquo;inquiétude la plus sombre : ce n&rsquo;était qu&rsquo;une panne, un désastre avait détruit la planète, ou bien la maison avait subi une explosion de gaz en tuant ma famille et en couvrant l&rsquo;entrée du bunker avec les débris&#8230;<br />
De temps en temps, je me dirigeais vers la porte et je tentais de l&rsquo;ouvrir. Jamais je ne commis l&rsquo;imprudence de débrancher toute la sécurité. Tout était prévu pour pouvoir survivre un an dans le bunker, avec toute ma famille.</p>
<p>Enfin, un jour, la porte accepta de s&rsquo;ouvrir. Le sas d&rsquo;accès était sombre. La lumière qui aurait dû s&rsquo;allumer à mon passage ne l&rsquo;avait pas fait. Je pris dans le bunker une lampe de poche et je sortis.<br />
Le sas était poussiéreux. Il y avait une grosse couche irrégulière de poussière sombre. J&rsquo;appuyais sur le bouton pour appeler le monte-charge mais rien ne se passa. Je décidais donc de monter l&rsquo;escalier.<br />
Mes mouvements étaient dictés par une sorte d&rsquo;instinct. Je ne réfléchissais pas. Depuis mon enfermement, mon cortex était passé en mode de veille. Mon angoisse me servait d&rsquo;intelligence.<br />
Je me mis à gravir les marches de béton, une à une, malgré la poussière. Il y en avait partout. L&rsquo;escalier faisait la hauteur de l&rsquo;équivalent de deux étages et tournait en colimaçon. Normalement, il débouchait dans une remise en briques, à une dizaine de mètres de la maison, au même endroit que le monte-charge.<br />
Mais plus j&rsquo;approchais de la surface, plus je voyais de la lumière. Au dernier virage, j&rsquo;aperçus le ciel. Un ciel gris, sombre, couvert d&rsquo;un nuage continu mais irrégulier. J&rsquo;eus presque un mouvement de recul. Les couleurs n&rsquo;étaient pas normales. Ce n&rsquo;était pas un ciel d&rsquo;orage. Les nuages n&rsquo;étaient pas de vapeur d&rsquo;eau, j&rsquo;en étais certain.<br />
Il me fallut au moins une ou deux minutes pour me décider à marcher jusqu&rsquo;à la surface. Je dus pousser quelques débris pour passer.<br />
Je me dressais à la sortie de l&rsquo;escalier. Je regardais tout ce qui était autour de moi. Je fis un tour de l&rsquo;horizon, tournant et retournant.<br />
J&rsquo;étais un automate dans une boite à musique. Mais je ne dansais pas. Je me contentais de tourner, de tourner, de tourner. Et je regardais.</p>
<p>Et je ne voyais rien. Ou pas grand&rsquo;chose.</p>
<p>A perte de vue, il n&rsquo;y avait que des ruines et des cendres. Je ne reconnus rien de ma maison. Il n&rsquo;y avait rien à reconnaître.<br />
Titubant, j&rsquo;avançais un peu. Je regardais où je marchais car il y avait des trous couverts de débris. Me blesser dans cette situation n&rsquo;aurait clairement pas été une bonne idée.<br />
De temps en temps, je vis un peu de vert. Ici une herbe. Là une mousse ou un lichen. Tout n&rsquo;était donc pas mort.</p>
<p>Je n&rsquo;étais pas mort.<br />
Pas encore.<br />
Mais, mis à part pour écrire ces quelques feuilles qui ne seront jamais lues, j&rsquo;ignorais dans quel objectif. J&rsquo;avais eu raison. J&rsquo;avais construit un abri. Et je n&rsquo;étais pas mort.<br />
C&rsquo;était ma seule satisfaction.<br />
Je n&rsquo;étais pas encore mort.</p>
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		<title>Celle que je veux tuer</title>
		<link>http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/03/20/celle-que-je-veux-tuer/</link>
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		<pubDate>Wed, 20 Mar 2013 22:22:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Béhel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Nouvelle issue du recueil Les Autres. Je l&#8217;avais retrouvée. Elle avait dû fuir dans l&#8217;aurore. Elle louait cette maisonnette depuis quinze jours ou un mois. C&#8217;était un peu isolé, discret. Mais j&#8217;avais fini par trouver. Elle avait compris, désormais, qu&#8217;elle devait me fuir. Ce matin, très tôt, j&#8217;ai sonné à la porte. Elle ne se [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/03/20/celle-que-je-veux-tuer/">Celle que je veux tuer</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs">Humeurs</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" alt="" src="http://www.pierrebehel.com/humeurs/wp-images/0-lesautres-120x160.jpg" /><strong>Nouvelle issue du recueil <a title="Les Autres" href="http://www.pierrebehel.com/fsf/lesautres.htm" target="_blank"><em>Les Autres</em></a>.</strong></p>
<p>Je l&rsquo;avais retrouvée. Elle avait dû fuir dans l&rsquo;aurore. Elle louait cette maisonnette depuis quinze jours ou un mois. C&rsquo;était un peu isolé, discret. Mais j&rsquo;avais fini par trouver. Elle avait compris, désormais, qu&rsquo;elle devait me fuir.<br />
Ce matin, très tôt, j&rsquo;ai sonné à la porte. Elle ne se méfiait pas. Elle a ouvert. J&rsquo;ai foncé dans la porte en la bousculant. Elle m&rsquo;a insulté. Puis elle m&rsquo;a reconnu et m&rsquo;a insulté encore. Elle s&rsquo;est réfugiée dans la cuisine en bloquant la porte avec une chaise.<br />
Avec ma hache, j&rsquo;ai commencé à défoncer la porte. Quand je suis entré, elle était partie par la fenêtre. Je me suis maudit d&rsquo;être aussi bête. C&rsquo;est comme cela qu&rsquo;elle m&rsquo;a toujours trompé : je dois être aussi bête que ce qu&rsquo;elle prétend.<br />
Je suis ressorti par la porte.</p>
<p>Je l&rsquo;ai vue, au loin, qui s&rsquo;enfuyait. Elle courait le plus qu&rsquo;elle pouvait sur la route. Elle était déjà loin. Il fallait que je me rapproche pour tirer.<br />
Le soleil commençait à se lever et elle se dirigeait vers l&rsquo;ouest. A contre-jour, je ne pouvais pas viser. Et elle était beaucoup trop loin.<span id="more-2886"></span><br />
Elle ne pourrait pas partir à travers champ. Je le savais. Les blés commençaient juste à pousser. J&rsquo;aurais pu la tirer comme un lapin. Sa progression aurait été freinée par les pousses mais elle ne pouvait s&rsquo;y cacher. Et la brume matinale baignait l&rsquo;ensemble du paysage dans une ambiance délicieuse. Les tons des couleurs ressemblaient à ceux des vieilles photographies. On aurait dit du sépia.<br />
Mais rien ne pouvait la cacher. Cela fait bien longtemps que les haies ont été supprimées, que les arbres ont été abattus. Dans la région, ce sont des céréales à perte de vue. Il y a juste, ici ou là, un bâtiment, une maisonnette, une ferme.<br />
Ma voiture était garée juste devant la maisonnette. Je posais ma hache et mon fusil à canon scié sur le siège du passager.</p>
<p>Calmement, je démarrais le moteur. J&rsquo;appuyais sur l&rsquo;accélérateur comme il fallait. J&rsquo;étais calme. Absolument calme. Je savais exactement ce que je devais faire. Je savais exactement ce que j&rsquo;allais faire.<br />
Deux cents mètres. Cent mètres. Elle était là, juste devant moi. Il ne fallait pas trop accélérer. Presque une tonne de métal, de caoutchouc et de plastique allait la heurter. Cinquante kilomètres par heure suffiraient à la tuer. Plus, je risquais de perdre le contrôle de mon véhicule sur cette petite route de campagne. Je pourrais finir dans le fossé qui séparait la route du champ.<br />
Je n&rsquo;avais pas vu le chemin sur la droite. Elle l&rsquo;emprunta. Je freinais au maximum. Malgré tout, ma voiture était un peu trop loin lorsque je me suis enfin arrêté. J&rsquo;ai reculé. Puis j&rsquo;ai tourné pour la suivre.<br />
Le chemin s&rsquo;enfonçait au milieu de deux talus. En fait, ce n&rsquo;étaient pas vraiment des talus. Simplement, le chemin restait à l&rsquo;horizontal tandis que les champs ondoyaient au rythme des vagues de l&rsquo;ancien temps, quand la mer occupait cet endroit, il y a quelques millions d&rsquo;années. Bientôt, les talus de part et d&rsquo;autre de la route furent plus hauts qu&rsquo;elle.<br />
Ce n&rsquo;était pas vraiment un chemin. Il s&rsquo;agissait davantage d&rsquo;une route mal entretenue et étroite. Le goudron était très usé. Des nids-de-poule empêchaient d&rsquo;aller trop vite.<br />
Ce n&rsquo;était pas grave. Je n&rsquo;étais pas pressé. Elle était là, à pieds, devant moi. La chasse en elle-même était un bonheur. Je regrettais presque que tout cela soit bientôt fini. J&rsquo;avais fini par y trouver un certain bonheur.</p>
<p>Elle déboucha sur une sorte de placette enfoncée dans les champs. Le talus en faisait le tour, sauf sur un côté. Face à l&rsquo;arrivée du chemin, il y avait un vieux bâtiment délabré. C&rsquo;était une gare. Une plaque émaillée portait le nom du village le plus proche.<br />
J&rsquo;étais à dix ou quinze mètres derrière elle. Je m&rsquo;arrêtais. Je retirais la clé du contact de la voiture et je pris mon fusil à canon scié ainsi que ma hache. Je sortis ainsi armé.<br />
Elle avait tenté d&rsquo;ouvrir les portes de la vieille gare. Mais tout était fermé. Je ne la voyais que de dos mais je me l&rsquo;imaginais comme dans une crise de nerf, enfin désespérée.<br />
Elle repartit vers la gauche pour faire le tour du bâtiment. Elle ne regarda pas derrière elle. Jamais.<br />
J&rsquo;étais à trois ou quatre mètres d&rsquo;elle.</p>
<p>Elle disparut derrière le coin du mur. Je saisis le manche de ma hache dans ma main gauche et levais ce bras là le plus haut possible, près à frapper. Et je coinçais la crosse de mon fusil sous mon aisselle droite, le doigt sur la double-détente.<br />
Quand je débouchais au coin, mon coup de hache lancé préventivement partit dans le vide : elle ne m&rsquo;attendait pas. Je continuais d&rsquo;avancer en gardant la hache basse mais prête à remonter dans les airs avant de frapper son crâne.<br />
Elle était sur le quai. Elle allait sauter sur les voies. Fuir à travers champ.</p>
<p>Je l&rsquo;interpellais. Elle s&rsquo;arrêta.<br />
« Ca suffit. Fais moi face une fois, rien qu&rsquo;une fois. »<br />
Elle hésita. Je continuais d&rsquo;approcher à pas lents.<br />
« Tu ne veux pas tirer dans le dos d&rsquo;une femme, c&rsquo;est cela ? Comme c&rsquo;est romantique&#8230; »<br />
Elle se retourna soudain, avec toujours le même sourire. Ce sourire qui m&rsquo;avait séduit il n&rsquo;y a pas si longtemps. Ce sourire que j&rsquo;avais haï. Ce sourire de mépris et de force.<br />
Même devant mon fusil, même devant ma hache, elle arborait ce sourire. Je m&rsquo;arrêtais à deux mètres d&rsquo;elle. Elle continua son soliloque qui m&rsquo;était destiné.<br />
« Bah, après tout, par devant ou par derrière, tu ne tireras pas. »<br />
Je trouvais la force de rétorquer. Avant, je ne l&rsquo;avais pas.<br />
« Pourtant, tu as fui. »<br />
« Non, je voulais t&rsquo;éviter le ridicule. Etre face à toi, à ton fusil, à ta hache, à ta haine. Et attendre. Attendre indéfiniment que tu oses faire quelque chose, n&rsquo;importe quoi. Un truc d&rsquo;homme, par exemple. »<br />
« Je vais te tuer. »<br />
Elle haussa les épaules.<br />
« Tu ne l&rsquo;as pas encore fait. Tu ne le feras jamais. »<br />
Je sentais des larmes monter dans mes yeux. Des larmes de rage. Des larmes d’apitoiement sur mon sort.<br />
« Tu m&rsquo;as pris tout ce que tu pouvais, tu m&rsquo;as fait perdre le reste. Il ne me reste plus que ce que j&rsquo;ai sur le dos, mes armes et ma voiture. »<br />
« Je ne t&rsquo;ai rien vraiment pris. Je t&rsquo;ai remis là où est ta place naturelle. En bas, tout en bas. »<br />
Elle bailla ostensiblement. En mettant sa main devant sa bouche, pour rester polie, elle tourna la tête. Déjà, dans le lointain, les rails tremblaient. Je la regardais tellement que je ne voyais rien d&rsquo;autre. Je n&rsquo;entendais rien d&rsquo;autre que ses paroles. Comme toujours.<br />
Je haussais d&rsquo;instinct la voix, malgré tout, tant le vacarme commençait à envahir la vieille gare désertée depuis longtemps.<br />
« Tu ne me voleras pas ma vengeance. »<br />
Elle s&rsquo;esclaffa.<br />
« Si. Ca aussi , je vais te le prendre. »<br />
Et elle plia les genoux de quelques degrés puis elle bondit en arrière.<br />
Je ne voyais plus que le train passer. Elle avait disparu. Je restais face aux wagons comme abruti. Mon fusil, ma hache, étaient pointés vers un monstre de métal qui m&rsquo;était autant indifférent que je l&rsquo;étais à ses yeux.</p>
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		<title>Les conquérants</title>
		<link>http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/03/19/les-conquerants/</link>
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		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 21:22:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Béhel</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les autres]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Nouvelle issue du recueil Les Autres. La Terre, troisième planète orbitant autour d&#8217;une étoile très banale, est habitée par une espèce dominante qui ne sait pas voyager dans l&#8217;espace. Cette espèce, dont les individus se sont baptisés « humains », est prisonnière de son sol. Les humains sont primitifs. Le plus loin que l&#8217;un des leurs a [...]</p><p>Cet article <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs/2013/03/19/les-conquerants/">Les conquérants</a> est apparu en premier sur <a href="http://www.pierrebehel.com/humeurs">Humeurs</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft" alt="" src="http://www.pierrebehel.com/humeurs/wp-images/0-lesautres-120x160.jpg" /><strong>Nouvelle issue du recueil <a title="Les Autres" href="http://www.pierrebehel.com/fsf/lesautres.htm" target="_blank"><em>Les Autres</em></a>.</strong></p>
<p>La Terre, troisième planète orbitant autour d&rsquo;une étoile très banale, est habitée par une espèce dominante qui ne sait pas voyager dans l&rsquo;espace. Cette espèce, dont les individus se sont baptisés « humains », est prisonnière de son sol. Les humains sont primitifs. Le plus loin que l&rsquo;un des leurs a été, c&rsquo;est le seul satellite naturel de leur planète. Ils l&rsquo;appellent la Lune.<br />
Ils ont également envoyé quelques bidules automatiques dans l&rsquo;espace un peu plus lointain. C&rsquo;est tout.<br />
Pourtant, leur planète est intéressante. Elle a une température idéale, une rotation rapide, des climats et des paysages variés&#8230; Il existe une vie autochtone importante dont la composition à base de carbone est presque parfaite. Il est facile d&rsquo;implanter sur place des fermes pour cultiver des plantes ou élever des animaux venus d&rsquo;ailleurs. Il est facile de déverser un trop plein de population sur cette planète. On y vit bien.</p>
<p>Dix vaisseaux de colonisation se sont placés en orbite autour de la Lune. Ils ont vite été repérés par les humains. Les navettes ont commencé à débarquer du matériel et des colons dans une zone intéressante, chaude et riche en eau douce.<br />
Il y avait bien plusieurs grandes villes humaines à proximité mais rien de bien grave. Des vaisseaux aériens humains ont survolé la zone. Ils envoyaient des quantités d&rsquo;ondes électromagnétiques. Les envahisseurs restèrent silencieux, indifférents.<span id="more-2884"></span><br />
En quelques jours, des humains encerclèrent la zone au sol, avec des véhicules lourds. Certains petits groupes approchaient. Quand ils étaient détectés trop près, un jet de plasma les éliminait. Lorsque trois petits groupes de la sorte eurent été éliminés, tous les autres petits groupes qui approchaient firent demi-tour.<br />
Le chef de la première colonie fut satisfait. Les humains avaient compris assez vite qu&rsquo;il fallait ne pas embêter les colons. Ils n&rsquo;étaient pas si bêtes.</p>
<p>La planète continua de tourner. Une deuxième colonie fut établie quelques milliers de kilomètres plus loin. Encore une fois, des humains l&rsquo;encerclèrent.<br />
Un jour, il y eut des lancements massifs de fusées dans l&rsquo;espace. Les humains tenteraient-ils d&rsquo;évacuer leur planète ? Non, ils n&rsquo;avaient pas la technologie suffisante. Et les objets envoyés étaient de petite taille, comme tout ce que les humains étaient capables d&rsquo;envoyer au delà de leur planète.<br />
Les objets s&rsquo;approchèrent des vaisseaux de colons. Des navettes vinrent les examiner. Personne ne comprenait ce que ces choses étaient. Celles-ci n&rsquo;étaient pas habitées mais bourrées d&rsquo;appareils électroniques ainsi que d&rsquo;un réacteur nucléaire ou quelque chose y ressemblant.<br />
Les capitaines conclurent que c&rsquo;était probablement des outils d&rsquo;observation. Les humains voulaient savoir ce qui arrivait. Quoi de plus normal ? Ils décidèrent de détruire les choses qui approcheraient de trop. Comme cela avait été fait autour des colonies.<br />
Mais les choses allèrent de plus en plus vite et visaient véritablement à entrer en collision avec les vaisseaux. Aucune ne changeait de direction. Les capitaines connurent alors une certaine panique. Elle ne dura pas.<br />
Les navettes détruisirent quelques missiles mais elles furent en retour anéanties par les explosions. Tous les vaisseaux de colonisation furent anéantis en quelques secondes par des explosions nucléaires.</p>
<p>Sur Terre, les chefs des deux colonies ne comprirent pas ce qui s&rsquo;était passé. Qu&rsquo;avaient fait les humains ? Pourquoi avoir envoyé des réacteurs nucléaires défectueux dans l&rsquo;espace ? La venue des colons avait elle déréglé des réacteurs nucléaires pour des raisons inconnues et les humains avaient-ils décidé de les envoyer vers les colons en espérant qu&rsquo;ils les répareraient ?<br />
La réflexion ne dura pas longtemps. Les engins aériens humains attaquèrent les colonies avec des engins volants rapides portant des charges explosives. Presque tous les colons moururent en quelques minutes.<br />
Les humains envahirent alors ce qui restait des colonies. Ils tuèrent ceux qui résistaient. Ils capturèrent quelques colons.<br />
Rapidement, des savants humains examinèrent en détail les ruines. Plusieurs vaisseaux furent facilement remis en état.<br />
Les humains possédaient désormais la technologie pour voyager dans l&rsquo;espace.</p>
<p>Les colons capturés mirent un certain temps à pouvoir communiquer avec les humains. Les langages étaient bien sûr très différents. Mais, même une fois le problème du langage proprement dit résolu, les extra-terrestres mirent des mois à comprendre un concept qui leur était inconnu.<br />
Puis les colons survivants furent pris de malaises, de dépression, d&rsquo;une angoisse irrépressible. Les humains, désormais, étaient capables de voyager dans l&rsquo;espace. Ils allaient diffuser ce concept.<br />
La galaxie allait connaître la guerre.</p>
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