Par genres ou auteurs.

Luc Besson

Le Grand Bleu

Le premier film de Luc Besson à avoir été un méga-succès. Cette histoire d’amour entre un homme et la mer, cette rivalité entre deux manières d’aimer le Grand Bleu (la macho et la romantique), n’évite pas les poncifs. Mais c’est simplement beau.

Nikita

Eh bien oui, Anne Parillaud était bien capable de jouer autre chose que la faire-valoir nue d’Alain Delon. Nikita, c’est son premier vrai rôle, sa révélation, son César. Nikita, cette histoire de paumée qui devient tueuse professionnelle dans une agence secrète du gouvernement français, n’a pas fini d’émouvoir. Nikita, avec ses images choc, n’a pas fini d’en mettre plein la vue.

Le cinquième élement

Luc Besson a démontré grâce à ce film que des français savaient faire un vrai bon film de science fiction distrayant. Bon, d’accord, c’est avec Bruce Willis et Milla Jovovich. Mais tout de même. Reste que l’essentiel, pour sauver le monde, est de trouver le cinquième élément… alors que ces crétins de grecs n’en connaissaient que quatre (terre, air, eau, feu).

Jeunet et Caro

Delicatessen

L’atmosphère post-apocalyptique de ce film ne l’empêche pas d’être avant tout une comédie… grinçante. Bref, tout ce que Mad Max n’a pas voulu vous dire sur les manières de s’en sortir après une grande guerre, Delicatessen vous le révèle : marché noir, escroqueries, canibalisme… Film révélation, à l’image superbe, Delicatessen démontre le génie de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro.

La cité des enfants perdus

Supporteriez-vous de ne plus rêver ? C’est dans l’atmosphère angoissante teintée de vert de La Cité des enfants perdus que vous aurez une réponse. Ou comment les expériences délirantes d’un savant fou peuvent tourner mal, jusqu’au rapt d’enfants. Pourquoi un saltimbanque va devoir dénouer toute l’histoire ? Parce que, justement, on a enlevé son petit frère…

Amélie Poulain

Jean-Pierre Jeunet est cette fois seul aux commandes de ce film magique qui a révélé Audrey Tautou. Même dans ce film conventionnel, le numérique change tout, à commencer par les couleurs, donnant ainsi un cachet « vieille France » qui fait partie de l’esthétique de ce film.

Alien Resurrection

Voir la page sur les films de science-fiction.

Monty Python

La vie de Brian (Life of Brian)

Si vous êtes nés le même jour que Jésus, provoquant ainsi tout au long de votre vie une série de quiproquos, sachez que vous n’avez pas de chance. Tout passe au crible des auteurs du Flying Circus (et du célèbre sketche sur le spam) : la religion, bien sûr, le clergé, l’administration, l’armée, le pouvoir politique, les mouvements nationalistes… A se tordre de rire.

Le sens de la vie (Meaning of Life)

Ce film à sketche prétend répondre à la plus grande question de l’humanité : quel est le sens de la vie ? Il apporte des réponses… tordantes. A noter : le programme d’introduction est un bijou d’humour anglais.

Louis de Funès

Quatre grands classiques qui sont autant de satyres sociales ou politiques : La Folie des Grandeurs, La Soupe aux Choux (moins méchant que le livre de René Fallet), L’aile ou la cuisse et Rabbi Jacob (toujours d’actualité).

Comédies diverses

Les Tontons flingueurs

Que dire sur ce monument de l’humour français de Georges Lautner avec les fabuleux dialogues de Michel Audiard ? Que c’est leur chef d’oeuvre ? Oui. Qu’il y a de la pomme dedans ? Y’en a, mais y’a pas que ça.

Le Magnifique

Le seul film de Jean-Paul Belmondo de ma Médiathèque est une vraie comédie, l’ancêtre vénérable et magnifique de toutes les parodies de films d’espionnage avec, en bonus, une critique acerbe du milieu littéraire parisien.

C’est arrivé près de chez vous

Le film qui a révélé Benoît Poelvoorde est à la fois quasi-amateur et un petit bijou de comédie noire, tourné en noir et blanc et mode subjectif. Une équipe de reportage suit un tueur en série dans ses exploits mais aussi dans sa vie amicale et familiale.

La fille sur le pont

Patrice Leconte a tourné en noir et blanc avec un parti pris d’esthétique, signe habituel d’un film chiant et sans intérêt dont on travaille l’originalité de forme faute d’avoir du fond. Eh bien, malgré tout ce a-priori négatif, une fille sur le pont est une vraie comédie, superbe à tous points de vue, un régal pour les yeux comme pour les oreilles, un film magique comme on en voit peu. Surtout, Daniel Auteuil et Vanessa Paradis nous démontrent qu’ils peuvent être d’excellents acteurs quand ils le veulent, surprenants et vrais.

La Cité de la Peur (une comédie familiale, le film de Les Nuls)

« Jusqu’où peut-on aller pour promotionner un film ? » En l’occurence : « Red is dead », un film d’horreur de série Z. Ce film doit absolument être regardé par toutes les attachées de presse. Elles découvriront ainsi ce que pensent d’elles les journalistes. Film culte, bien qu’il ne fasse pas vraiment dans la finesse et le mot d’auteur (quoique… étant donné le nombre incroyable de références parodiées…).

The Mask

Bon, d’accord, ce film n’y va pas vraiment tout en finesse. Mais c’est justement son délire qui est fabuleux. Splendiiiiiiiiiiiide même.

OSS 117 : Le Caire Nid d’Espion

Jean Dujardin créé là une parodie de James Bond à tomber. L’effet comique a malheureusement tendance à diminuer au fil du temps.

The Artist

Chute et rédemption d’une star du muet à l’apparition du cinéma parlant : le sujet avait déjà été traité. Michel Hazanavicius a osé le faire en muet et noir et blanc en sublimant le style d’époque. Au final, 5 Oscar, 6 César, une quantité de prix incroyable à travers le monde et un succès populaire inattendu. Jean Dujardin et Bérénice Béjo illuminent l’écran.
La magie d’un des films les plus extraordinaires de ces dernières années ne se dissipe pas en DVD.

Sagas historiques et films d’aventure

Conan le Barbare

Quand il était jeune, Arnold Schwarzenegger était un acteur bodybuildé. Cette saga mythique est avant tout un superbe spectacle dont tout est soigné dans les moindres détails, avec une esthétique et une bande son mythiques.

Cyrano de Bergerac

Ce film de Jean-Paul Rappeneau avec Gérard Depardieu en Cyrano est probablement la meilleure adaptation à ce jour de la célèbre pièce d’Edmond Rostand. De la faconde et du panache, Gérard Depardieu sait en fournir. Pour que, bien avant la fin, le film touche. Et jusqu’au bout, il a du panache.

Forest Gump

Forrest Gump est un idiot du village. Bien. Mais par une extraordinaire succession de hasards, sa vie va permettre de passer en revue toute l’histoire récente de l’Amérique, avec une bande originale reprenant les plus grands tubes. Encore un chef d’oeuvre de Robert Zemeckis, cette fois avec un Tom Hanks particulièrement doué. Génial.

Gandhi

Ce film de Richard Attenborough date de 1982. Il retrace la vie de l’un des plus grands hommes de l’histoire humaine avec une sensibilité qui n’empêche pas le grand spectacle et le respect de la vérité historique. Ben Kingsley y est un Gandhi parfait.

Indiana Jones

Je possède la saga complète : L’arche perdue, Le temple maudit, La dernière croisade et le tardif Le royaume du crâne de cristal. Si on excepte le dernier, réalisé à de seules fins mercantiles et raté, voilà une saga qui mèle suspens, aventure, fantastique et humour avec un grand bonheur. Steven Spielberg et George Lucas sont ici au sommet de leur art.

La Plage (The Beach)

Leonardo Caprio serait tombé sous le charme de Virginie Ledoyen durant le tournage… Il y a de quoi. La scène ou notre petite française ouvre la porte de Léo restée coincée demeure un authentique concentré de charme. Au delà, reste un vrai film d’aventure sur les désillusions d’un routard. Car tout a un prix, il ne faut pas l’oublier. Le film est beaucoup plus soft que le roman, cependant.

Le dernier empereur

Pu Yi, le dernier empereur de Chine, n’a certes jamais vraiment régné. Mais sa vie, c’est une période cruciale de l’histoire de Chine. Et Bernardo Bertolucci a produit là un superbe spectacle d’une qualité rare, y compris sur le plan historique.

Titanic

Comment garder le suspens dans un film dont tout le monde connait la fin avec une intrigue à l’eau de rose ? James Cameron a tout de même reçu 11 Oscars pour y être parvenu. Superbe, émouvant malgré les poncifs (genre Belle et le Clochard). Et une prouesse technique extraordinaire.

Gladiator

Ridley Scott a tenté de refaire un Ben Hur ou un Spartacus avec des moyens techniques plus modernes. Si Russel Crowe sait se montrer à la hauteur du super-héros antique qu’il est censé être, le reste ne fait de cette superproduction qu’un honnête film d’aventure, sans plus.

Policiers

Le nom de la rose

Oui, ce film de Jean-Jacques Annaud est un film policier. Le roman d’Umberto Ecco a été grandement simplifié (mais était-il possible de faire autrement ?). Sean Connery y est évidemment génial en enquêteur. Les grands débats idéologiques et le fond historique ne sont qu’abordés, contrairement au roman, mais le suspens et la tension sont ainsi préservés. Reste LA question : est-il possible de savoir ce qu’est une rose sans en connaître le nom ? Une vraie question pour le sémiologue Umberto Ecco.

La trilogie Hannibal Lecter

Trois épisodes, le premier ayant été tourné en dernier : Dragon Rouge, Le silence des agneaux et Hannibal.
Chacun a son charme, avec chacun son dosage pour le subtil mélange de terreur psychologique et d’horreur sanguignolante pure. Le terrifiant silence des agneaux a bien sûr ma préférence pour l’affrontement de Jodie Foster et d’Anthony Hopkins, ce dernier étant le seul acteur commun à la trilogie. Mais Hannibal Lecter trouve en lui un interprète à sa hauteur.

Divers

La Haine

Film évènement de Mathieu Kassovitz sur la banlieue. A regarder quand on veut se suicider, pour se donner du courage. Juste histoire de sauter par la fenêtre et de dire, à chaque passage d’étage, « jusqu’ici tout va bien ». Film vraiment noir, tourné en noir et blanc, mais qui saisit aux tripes.

Million Dollar Baby

Ce film a remporté quatre Oscars : meilleur film, meilleur réalisateur (Clint Eastwood, également l’un des acteurs principaux), meilleure actrice (Hilary Swank) et meilleur second rôle masculin (Morgan Freeman). Ces quatre récompenses n’ont pas été volées. Est-ce un film sur la boxe ? Oui, en quelque sorte, mais ce serait réducteur. Tout d’abord, il y a presque trois films qui s’enchainent, chacun ayant un début, un développement et une chute, avec trois ambiances successives : l’entrainement (comment une jeune femme parvient à séduire, sportivement parlant, un entraineur), les championnats (avec les succès, les gains financiers qui provoquent la discorde et la chute tragique) et la période à l’hôpital (et la question de l’euthanasie). Chef d’oeuvre ? Oui, sans aucun doute. Parce que, justement, il ne se limite pas à raconter une histoire mais remue les tripes et les consciences.

The Wall

Encore un film apte à faciliter le suicide du spectateur… Immense clip musical des Pink Floyd mélant le dessin animé et les scènes avec acteurs réels, The Wall est l’histoire du désespoir dans une société où la haine de l’autre ne connait qu’une protection : s’isoler derrière un mur.

Kill Bill

Quentin Tarentino a signé avec Kill Bill un double film esthétique et violent. Le charme d’Uma Thurman est sans doute pour beaucoup dans la beauté du spectacle. Car c’est un spectacle, un vrai.

Dans la peau de Jacques Chirac

Karl Zéro a eu recours à la complicité de Michel Royer pour dresser ce portrait de Jacques Chirac au vitriol. Le film est entièrement construit sur des images d’archives avec un commentaire dit à la première personne grâce au talent d’imitateur de Didier Gustin. Le bonus rend la pareille, parité oblige, à Sainte Bernadette des Pièces Jaunes grâce à la voix de Sandrine Alexis. On peut regretter une construction thématique plutôt que chronologique mais, après tout, c’est naturel pour une confession…

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