Joyeux Noël à tous !

Chers lecteurs,

Je vous souhaite un joyeux Noël et de très bonnes fêtes de fin d’année.

J’espère que vous avez pensé à acheter mes œuvres complètes pour les offrir à tous vos proches, sauf, bien sûr, si vous l’avez fait une année précédente. Sinon, il sera toujours temps de vous rattraper l’année prochaine : au moins un nouvel ouvrage sortira d’ici là.

Minitel, Internet et Emenu : de la hiérarchie au pair-à-pair

Apotheosis - Les hommes-dieux

Il est de bon ton, parmi certains, et à l’image de quelques anglo-saxons ignorants, de se moquer du Minitel pour glorifier Internet. Moi qui ai imaginé Emenu, je vais vous expliquer pourquoi ces moqueries sont inadéquates. Je vais en profiter pour vous reparler d’Emenu, le « successeur d’Internet » (ou plutôt du web), que l’on retrouve dans plusieurs de mes romans, principalement Carcer et Apotheosis.

Pour cela, il va falloir commencer par le début et expliciter la notion de « couches ». Cela évitera de confondre Minitel et Transpac, Web et Internet, etc. Puisque l’on parle d’ « autoroutes de l’information », il est assez courant de prendre une image routière. L’objectif est d’aller d’un point A à un point B. Pour cela on va utiliser des routes ou bien des chemins de fer sur lesquels vont rouler des véhicules.

Version audio du billet

En lire plus Minitel, Internet et Emenu : de la hiérarchie au pair-à-pair

AnnHnnA III : Il est environnement

Il est environnement - AnnHnnA

L’auteur-compositeur-interprête AnnHnnA sort aujourd’hui, le 11 décembre 2020, son troisième album, Il est environnement. Celui fait suite aux albums Il est temps (sorti en 2018) et Il est tant temps (sorti en 2019).

Comme son titre l’indique (jouant toujours sur l’assonance du mot « temps« ), les textes sont, cette fois, inspirés par la thématique de l’environnement, du rapport à la nature. Et, comme pour les précédents albums, il s’agit d’extraits piochés dans le vaste projet de L’Elan Vital. Petit à petit, AnnHnnA poursuit donc la sortie des 68 chansons prévues. Il faudra sans doute attendre encore quelques années l’achèvement de ce vaste programme…

En lire plus AnnHnnA III : Il est environnement

Complotisme, anti-science et nazisme

Pendant que le monde s'écroule

En écrivant Pendant que le monde s’écroule, bien qu’il s’agisse d’un roman « sérieux », j’avais voulu me moquer du complotisme. J’y ai donc imaginé une théorie absolument ridicule : les éoliennes ralentissent la rotation de la Terre et sont responsables de la montée des eaux sur les côtes, à cause du ralentissement justement, comme quand on freine en voiture et que l’on tient un verre d’eau. Et quelques temps plus tard, j’ai vu qu’une théorie assez proche existait… Comme quoi, quelques soient les efforts des auteurs de fiction, la réalité sera toujours la plus forte.

Les théories psychologiques sur le complotisme sont nombreuses pour expliquer pourquoi certaines personnes sont tentées par les théories loufoques. Mon propos ici n’est pas d’ajouter une réflexion de café du commerce à tous ces travaux savants. Je vais juste faire un parallèle historique. Comme dans Le complot des éternels, j’aborde les travaux pseudo-scientifiques nazis, je voudrais juste reparler de ceux-ci.

Version audio du billet

En lire plus Complotisme, anti-science et nazisme

Anna Taure : « Un monde sans lettres »

Habituée des sagas, Anna Taure, cette fois, vient de publier un court roman, Un monde sans lettres. Cette uchronie nous envoie dans un univers parallèle où l’Occident a été privé de l’imprimerie à caractères mobiles, Gutenberg mourant sur le bûcher dans les premières pages.

Nous voici donc projetés à la Cour du Roi de France à la fin du XVIIIème siècle. Le bannissement de l’imprimerie a entrainé ignorance et retard technologique sur les Ottomans et les Chinois. Un nouveau ministre, issu d’une médiocre province, tente de rétablir les finances d’un royaume corrompu jusqu’à la moelle. A moins que ses objectifs soient tout autres.

Même si le style d’Anna Taure est sec, proche du rapport d’autopsie de ce monde perverti par l’ignorance, l’histoire est prenante. Et on suit avec plaisir les aventures de la Cour.

Un Monde sans Lettres
de Anna Taure
113 pages – 6,30 euros
En vente sur The Book Edition.

Je suis un tueur en série contrarié

Je vais peut-être devenir moins sympathique à vos yeux mais tant pis. Je dois vous avouer que je suis un tueur en série. Mais attention : je suis un tueur en série contrarié. Peut-être êtes-vous comme moi. Je vais vous raconter et vous me direz, à l’occasion.

Un tueur en série contrarié, c’est comme un gaucher qu’on oblige à tout faire de la main droite, un gaucher contrarié. Moi je suis un tueur en série qui n’aime pas tuer, donc qui ne passe pas à l’acte. Des râles, ça me casse les oreilles. Du sang partout, c’est dégoûtant et c’est difficile à nettoyer. Non, décidément, je ne peux pas. Pourtant, certains contemporains me poussent à exercer ma passion : franchement, ils donnent envie qu’on les assassine très cruellement. Mais, même là, je ne peux pas.

Version audio du billet

En lire plus Je suis un tueur en série contrarié

Dégooglisation : pas si simple

Au fil des années, une culture des services en ligne gratuits s’est développée chez les internautes. Or, comme dit l’adage, si c’est gratuit, c’est vous le produit. En effet, tout a un coût. Il faut donc bien payer ce coût (et, accessoirement, générer des profits aux pauvres entreprises qui assurent ces services). Pour les services grands publics, le coût est généralement couvert par la publicité ultra-ciblée, ce qui implique une exploitation à outrance de vos données personnelles pour vous qualifier afin d’ultra-cibler la dite publicité. Google est sans doute l’entreprise qui a le mieux exploité ce modèle.

Mais se passer des services Google est quasiment impossible, sauf à choisir un autre fournisseur aux mêmes défauts mais à la performance moindre. J’ai tout de même largement réduit mon « empreinte Google » récemment.

Version audio du billet

En lire plus Dégooglisation : pas si simple

Tourisme temporel

Le temps perdu ne l'est pas pour tout le monde

Le tourisme temporel est un thème assez courant dans la science-fiction. Puisque nous allons célébrer, le 11 novembre, une nouvelle fois les héros de la première guerre mondiale, je vous invite à (re)découvrir une nouvelle extraite du recueil « Le temps perdu ne l’est pas pour tout le monde » sur ce thème du tourisme temporel et qui débute durant cette première guerre mondiale.

Je rappelle juste, en préalable, que ce recueil part du principe qu’il est devenu aisé de voyager dans le temps, les chrononautes étant dotés d’un engin ressemblant vaguement à une vieille montre baptisé chronokine pour revenir à leur point de départ. Je vous laisse désormais avec la nouvelle « Le malheur des uns« . Le titre fait bien sûr référence au proverbe « le malheur des uns fait le bonheur des autres ». En l’occurrence, des touristes temporels.

Version audio du billet

Halloween à Morbourg

Les liens du sang

La fête d’Halloween est une très ancienne fête celtique, Samain, dont le nom actuel est une déformation d’une expression anglaise désignant la veille de la Toussaint. Beaucoup des rituels modernes associés à cette fête (les citrouilles creusées pour y installer une lampe, etc.) sont liés à l’arrivée massive d’immigrés irlandais aux Etats-Unis au XIXème siècle. C’est aux Etats-Unis que la fête d’Halloween telle que nous la connaissons est née et c’est aux Etats-Unis également qu’est apparue une mythologie horrifique autour de cette fête. Enfin, c’est bien des Etats-Unis qu’est arrivée la grand’messe commerciale associée à cette fête où le monde des vivants et celui des morts s’entrechoquent à l’occasion du changement d’année celtique.

A l’occasion d’Halloween, je vous invite à (re)découvrir le seul vrai roman d’horreur que j’ai écrit, avec une cible plutôt post-adolescente. Il s’agit de Les liens du sang, qui se déroule dans la région de Morbourg et a d’ailleurs quelques liens avec la saga policière Les ombres de Morbourg. Dans la version audio de ce billet, je vous invite maintenant à assister à la scène de bascule de l’intrigue, quand les méchants qui ont enlevé les quatre héroïnes vont avoir une petite surprise.

Version audio du billet

Les oiseaux de Proust

Le Laid

Tout le monde connait l’expression des « madeleines de Proust ». Dans sa saga du Temps Perdu, Proust évoque à un moment la délicieuse odeur de madeleines qui lui font penser à son enfance. Depuis, l’expression est restée pour désigner une chose qui rappelle une époque bénie.

Par le hasard de mon picorage dans ma médiathèque, j’ai réécouté récemment un best of de Daniel Balavoine, ce que je n’avais plus fait depuis longtemps. Les plus jeunes passant par ici ne se souviendront sans doute pas de ce chanteur qui marqua son époque (les années 1980-1990) avant de mourir tragiquement. Or, quand j’étais nettement plus jeune, je possédais un autre best of, sur cassette audio, qui enchainait trois chansons dans le même ordre : Lucie, Les oiseaux (1ère partie) et Les oiseaux (2ème partie).

Ces trois chansons furent au départ du processus qui m’entraina sur l’écriture de mon premier roman terminé. Je n’ose dire « abouti » car mon style, à l’époque, laissait sincèrement à désirer. Aujourd’hui, Le laid, puisque c’est de ce roman dont il s’agit, est en accès gratuit en PDF sur ce site. Je vous laisse le (re)lire pour découvrir comment ces trois chansons m’ont entraîné dans cette histoire…