La fille d'un soirRoman psychologique pour public adulte averti – Il est célibataire et plus de la première jeunesse. Qu’une jeune vamp’ le drague est d’abord un rêve avant de devenir un cauchemar.

La fille ne lui laisse qu’une courte lettre qui changera à jamais sa vie.

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A propos de La Fille d’un Soir

Ce roman psychologique signe le retour de Pierre Béhel dans ce genre, qu’il n’avait véritablement visité auparavant qu’une seule fois avec Le Laid, en dehors de courtes nouvelles, notamment dans le volume Carcer.
Associant du sang, du sexe, du suspens, La Fille d’un Soir est destiné à un public adulte averti.

Pierre Béhel a également, avec ce roman, renoué avec l’écriture traditionnelle, ne diffusant pas des épisodes au fur et à mesure de leur écriture sur une liste de diffusion. La publication a eu lieu en avril 2009, après un travail solitaire d’environ six mois.

Genèse et intentions

« Il y a des exercices de créativité que tout le monde connaît, du moins tous ceux qui ont un métier créatif ou ont été formés à exercer un tel métier. L’un de ces exercices consiste à prendre une situation et à poser des questions basiques (comme : où, qui, pourquoi, comment… ?) et ensuite à répondre, puis à recommencer en boucle en partant à chaque fois de la situation définie au cycle précédent, cela jusqu’à obtenir une histoire assez complexe et cohérente. On peut ajouter des contraintes comme « être optimiste » ou, au contraire, « imaginer le pire ».
Dès les premières pages de ce roman, vous comprendrez lequel de ces deux choix j’avais fait et à partir de quelle situation, le soir où nous avons discuté entre amis et en plaisantant de ce qui pourrait arriver à l’un ou l’autre d’entre nous, tous au moins trentenaires et célibataires, sans enfant connu.
Une fois les premières scènes fixées, il restait à construire un roman.
Il se trouvait que j’avais envie, après avoir rédigé un certain nombre de choses de pure distraction ou bien de science-fiction, de revenir au vrai roman psychologique, genre que je n’avais finalement visité qu’une seule fois, avec Le laid, en dehors de courtes nouvelles, comme certaines de celles accompagnant le volume Carcer et autres libérations.
Certains psychologues amateurs verront sans doute dans ce roman une réponse à l’angoisse de la paternité, à la peur de vieillir seul pour finir mangé par ses chats ou je ne sais quoi. Je laisse à chacun sa liberté d’interprétation !

En rupture avec ma méthode depuis plusieurs années, j’ai décidé, pour écrire ce roman, de revenir à l’écriture traditionnelle. Ce récit n’a donc pas été diffusé sous forme d’épisodes sur une liste Internet mais écrit dans la solitude, en gardant à chaque instant la capacité de remanier de fond en comble le texte à ma convenance. Je souhaitais en effet me garder une grande liberté à ce sujet, même si je n’en ai pas usée. J’ai par contre beaucoup plus réécrit de passages que je ne le fais d’habitude.

Ceci dit, mon habitude d’écrire des nouvelles m’amène à ne jamais donner plus d’informations que nécessaire, ce qui donne une grande liberté à qui lit ce que j’écris pour imaginer le contexte et les détails. Mais je veille à ce que toutes les informations utiles au récit soient bien présentes, complètes et cohérentes. Le contexte que le lecteur est libre d’imaginer reste du décorum, de l’accessoire.
Dans ce roman, vous n’aurez ainsi que très peu d’informations géographiques ou de temps. Bien entendu, le fait que l’on y utilise l’informatique et Internet suppose que l’histoire ne se déroule pas au Moyen-Age mais cela pourrait aussi bien se passer dans un avenir proche que dans un passé récent. Le lieu, de la même manière, est très imprécis. Un pays occidental, sans doute, mais guère plus. La seule véritable indication à ce sujet est indirecte, par la nature des traitements psychiatriques, par les procédures policières inspirées du droit français…
L’apparence physique des personnages est également peu précise, à quelques exceptions près, nécessaires à l’histoire. Je laisse chacun faire jouer ses fantasmes. De même, nul ne saura jamais quelle est la profession des héros, à l’exception des policiers et du personnel médical.
D’une manière générale, j’ai en fait veillé à éviter de donner des informations inutiles dès lors que j’ai pris conscience de cette particularité dans l’écriture de ce roman. Ce qui était au départ accidentel, lié à mes habitudes, est devenu au fil des pages et des relectures une volonté explicite.

Initialement, j’avais placé un sous-titre « Un souvenir d’avant le Sida ». Je l’ai supprimé quand j’ai reçu plusieurs critiques à ce sujet, cette terrible maladie n’apparaissant pas du tout dans le livre.
Je vous dois donc une explication sur le sujet. Très rapidement après que je sois devenu sexuellement actif est apparu dans le grand public le Sida, avec les angoisses collectives autour de cette maladie mortelle. Les mœurs des jeunes ont profondément changé très rapidement et j’ai gardé comme une sorte de regret de n’avoir presque pas connu la grande libération sexuelle débridée, joyeuse et festive des années 70. Il est clair que la situation décrite ne peut bien sûr plus arriver, chaque homme prenant ses précautions, revêtant un préservatif avant tout rapport sexuel avec une inconnue…
Enfin, on peut l’espérer, non ? »

Une réflexion au sujet de « La fille d’un soir »

  1. Ping : Le Violon

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