L’amour, la mort, y-a-t-il un choix ?

Le Violon

Assumer ses choix, pour le meilleur et pour le pire, est une des plus grandes difficultés rencontrées par un être humain. Il faut en effet parfois constater à quel point nous nous sommes nous-mêmes mis dans les pires difficultés ou transformés en pures ordures. Il est plus facile de refuser de voir les conséquences ou, pire, d’accuser les autres de nos propres tourments.

C’est bien sûr le cas collectivement sur des problématiques comme les conflits nationalistes ou le changement climatique. Mais c’est aussi le cas sur des décisions individuelles.

En lire plus L’amour, la mort, y-a-t-il un choix ?

Imaginons un avenir à la guerre russo-ukrainienne

Les derniers seront les premiers

Je suis un auteur de fiction, ni un spécialiste de géopolitique, ni un stratège militaire, ni un historien même si l’histoire me passionne. Mais je vis au XXIème siècle en France et je constate donc ce qui arrive autour de moi, y compris la guerre russo-ukrainienne. Cette actualité m’inspire et me donne envie d’imaginer la suite.

Après tout, dans Les derniers seront les premiers, mon recueil de nouvelles uchroniques, j’ai imaginé les conséquences de changements dans l’histoire. Je suis évidemment incapable de changer effectivement l’Histoire. Mais, par le présent petit exercice d’imagination, je vais essayer d’aborder la crise actuelle en tant qu’auteur de fiction. Comment est-ce que je verrai la suite de cette affaire si je l’avais créée dans l’un de mes romans ? Bien entendu, je me devrai d’expliquer mes choix. Peut-être que le récit que je vais faire sera uchronique, peut-être pas.

Version audio du billet

En lire plus Imaginons un avenir à la guerre russo-ukrainienne

Nouvelles bien tordues

Pour avoir, il y a quelques années, partagé des stands dans des salons avec elle, je vous ai déjà fait connaître Anna Taure. Si elle est l’auteur d’une saga de science-fantaisie autour des mages-dragons (Les enfants de Tiamat et ses suites), elle s’est aussi lancée dans des petites nouvelles. Elle vient ainsi de publier Nouvelles tordues.

Ces quatre courtes nouvelles fantastiques jouent sur un changement de perspective final de diverses manières. Que l’on soit archéologue, menacé par une invasion extra-terrestre, policier ayant découvert un complot mondial ou prétendant au trône, on peut ainsi craindre que les choses ne finissent pas tout à fait comme prévu.

Les oeuvres d’Anna Taure sont disponibles sur The Book Edition.

Le temps manipulé

Le temps perdu ne l'est pas pour tout le monde

La manipulation du temps est un très grand classique de la science-fiction, souvent comme prétexte à des réflexions philosophiques ou morales. Je l’ai moi aussi fait dans le recueil de nouvelles ‘Le temps perdu ne l’est pas pour tout le monde« . Mais la science-fiction ou le fantastique ne sont pas le seul endroit où l’on manipule le temps. On trouve cette manipulation du temps aussi dans des discours politiques mais c’est alors moins explicite ou, en tous cas, moins revendiqué.

Avant mon propre recueil de nouvelles ‘Le temps perdu ne l’est pas pour tout le monde« , il faut parler de deux textes fondateurs de la science-fiction : La Machine à explorer le temps (titre original : The Time Machine), de H. G. Wells, publié en 1895, et Le voyageur imprudent, de René Barjavel, paru en 1944 et introduisant pour la première fois le « paradoxe du grand-père » (si un homme remonte le temps pour tuer son ancêtre, il n’est pas né, donc n’a pas pu le tuer, donc il est né, donc il l’a tué…).

En lire plus Le temps manipulé

Oscars 2022 : vers le futur et au-delà

« Don’t look up : déni cosmique« , « Raya et le dernier dragon » et surtout « The power of the dog » sont en compétition pour les Oscars 2022. Avec douze nominations pour « The power of the dog« , excusez du peu. La particularité de ces films ? Ils ont été produits et diffusés par et pour des plates-formes de vidéo-à-la-demande comme Netflix, Disney+ ou Amazon Prime. Pour la prestigieuse Academy of Motion Picture Arts and Sciences, le canal de diffusion n’a aucune importance : c’est un film, cela peut concourir.

En France, aussi bien à Cannes qu’aux Césars, point de cette ignominie ! Seule une sortie en salle obscure vous permet de concourir. C’est malheureusement un grand classique de la « culture » en France.

En lire plus Oscars 2022 : vers le futur et au-delà

Saint-Valentin, l’amour, toujours…

Le 14 février, tous les ans, surgit la Saint-Valentin. C’est là une fête abominable où il convient d’être amoureux et de le prouver à sa/son partenaire à force de ruineux cadeaux et de mièvreries romantiques. Je vais d’ailleurs vous suggérer quelques cadeaux culturels ci-après.

Au moins, à l’époque de Rome, à la même époque, c’étaient les Lupercales, une fête érotique dans le cadre d’un culte de la fertilité. Au Moyen-Âge, les coutumes dites de « valentinage » étaient également intéressantes, avec leur érotisme débridé où les liens sacrés du mariage pouvaient être quelque peu oubliés.

En lire plus Saint-Valentin, l’amour, toujours…

Mezopo : maison des auteurs

Comme ceux qui me suivent depuis longtemps le savent, je n’hésite pas à participer à de nouvelles aventures. Quand une nouvelle offre, une nouvelle plate-forme, un nouveau canal s’ouvre et s’offre à moi, en général, je prends le risque de tester. C’est le cas désormais avec Mezopo. La plate-forme est officiellement ouverte depuis le 1er février 2022 même si une phase de tests (à laquelle j’ai participé d’un peu loin car j’étais peu disponible fin 2021) a eu lieu au préalable.

Je n’accepte cependant pas tout et n’importe quoi non plus. La première condition pour que je consacre du temps à tester, c’est évidement que cela ne me cause aucun préjudice. Donc, j’exclus d’office toute plate-forme qui demanderait une exclusivité. De même, la gratuité de ma participation est un critère (pas nécessairement absolu). Et, bien entendu, cela ne doit pas mettre en péril mes ventes ou mes autres exploitations. La deuxième condition est, bien sûr, que je vois un intérêt au modèle.

En lire plus Mezopo : maison des auteurs

Molière : un producteur avant d’être un auteur

Molière, Molière, Molière… Le Français est « la langue de Molière ». Il est le dieu de notre culture. Exactement comme Shakespeare chez nos meilleurs ennemis les Anglais. Molière et Shakespeare sont tous les deux des directeurs de troupes de théâtre ayant, comme c’est souvent le cas à l’époque, signé les pièces jouées par les dites troupes.

400 ans après la naissance de Molière, il est opportun de se rappeler que, à l’époque, le droit d’auteur n’existe pas. Il apparaîtra avec Beaumarchais, un siècle après la mort de l’auteur favori de Louis XIV. Et cela n’est pas anecdotique : le droit d’auteur est récent dans notre histoire économique et les artistes ont dû s’arranger autrement durant des millénaires.

Cela a une conséquence majeure pour tous les auteurs anciens, Molière et Shakespeare bien sûr, mais aussi bien plus anciens, tels que Homère.

En lire plus Molière : un producteur avant d’être un auteur

21 janvier 1793 : le roi est mort, à mort les rois

Il existait un rituel fondamental dans la monarchie française de l’Ancien Régime : à la mort du roi, il était proclamé « le roi est mort, vive le roi ». En effet, dès qu’un roi décédait, son successeur devenait roi immédiatement sans qu’il ait son mot à dire (principe d’indisponibilité de la Couronne) et sans que quiconque ne soit légitime (normalement) à le contester. Le sacre était juste une opération formalisant la prise de pouvoir du nouveau roi, sacre qui pouvait avoir lieu plusieurs années plus tard (notamment dans le cas d’une régence pour minorité). On notera au passage qu’un roi reconnu comme tel n’eut pas le temps d’être sacré : Jean 1er le Posthume. Il est pourtant dans la liste des souverains et il y eut ensuite un Jean II (pas de Jean III car les rois devaient être superstitieux et deux fois le prénom Jean porta malheur, point de troisième !).

Le 21 janvier 1793, la mécanique bien rodée ne put avoir lieu. Ce jour là, Louis XVI fut exécuté. La France était une République depuis le 22 septembre 1792. Point de nouveau roi, d’autant plus que le Dauphin (fil aîné de Louis XVI et héritier du trône) était lui-même prisonnier de la République. La République voulait même abolir la monarchie universellement. On aurait donc pu crier : « le roi est mort, à mort les rois ».

Version audio du billet

En lire plus 21 janvier 1793 : le roi est mort, à mort les rois