Un mois d’accès à toutes mes oeuvres via Tipeee

TipeeeComme vous le savez, je permets à mes fidèles lecteurs de me soutenir en échange de l’accès à mes oeuvres via  la plate-forme Tipeee. Jusqu’à présent, mes soutiens ne pouvaient qu’accéder à des oeuvres courtes en échange d’un montant symbolique.

Je viens de lancer une offre d’accès complet forfaitaire à mes oeuvres en format électronique pour tous ceux qui me soutiennent avec un montant plus conséquent, via mon site Club. En contribuant au moins à ce niveau, mes soutiens obtiennent un mot de passe qui leur donne accès à toutes mes oeuvres en ePub et en PDF, parfois avec quelques bonus. Le mot de passe fourni change évidemment au bout du temps défini.

Je vais tester cette formule durant l’été. Si elle rencontre un certain succès, je la poursuivrais.

Contribuer et accéder au Club Pierre Béhel.

L’Homme qui tua Don Quichotte : voyage en folie

L’Homme qui tua Don Quichotte, de Terry Gilliam avec Jonathan Pryce, Adam Driver, Olga Kurylenko, a connu vingt-cinq années d’aventures. Quoi d’étonnant pour un film sur un chevalier à triste figure cherchant l’aventure ? Ou, plus exactement, sur des personnes persuadées d’entrer dans les aventures de ce chevalier ?
L’oeuvre de Cervantes est ici revisitée sous l’angle de la folie. En lire plus L’Homme qui tua Don Quichotte : voyage en folie

Droits d’auteur : l’auto-édition est la solution contre les abus des éditeurs

Coup de gueuleAprès mon coup de gueule d’il y a une semaine, je veux revenir encore une fois sur la question des droits d’auteur. Ceux qui le remettent en cause ne sont pas quelques adolescents boutonneux qui se partagent des fichiers, ou même quelque cybermafia. Ce sont les éditeurs, les producteurs, bref ceux qui accaparent les droits des auteurs et râlent tant aujourd’hui contre le numérique. Et, bien sûr, ils regardent de haut les créateurs autonomes, comme les auteurs auto-édités, qui se refusent à passer sous leurs fourches caudines.

Nouvel exemple avec un article, intitulé « Contrat d’édition à l’ère numérique : bilan mitigé« , paru dans l’excellente lettre professionnelle Edition Multimédi@, n°191 datée du Lundi 11 juin 2018. En lire plus Droits d’auteur : l’auto-édition est la solution contre les abus des éditeurs

Jurassic World, Fallen Kingdom : sauveteurs à sauver

Jurassic World, Fallen Kingdom, de Juan Antonio Bayona, avec Chris Pratt et Bryce Dallas Howard, poursuit le reboot de la saga Jurassic Parc. Cette fois, les dinosaures artificiels de l’Isla Nublar ont un vrai problème : l’île est en train d’exploser à cause d’un volcan fort opportun. Comme dans le deuxième opus de la saga d’origine, il va donc falloir aller les chercher, officiellement pour les sauver, officieusement pour des desseins moins avouables.

Mais le résultat sera évidemment que des dinosaures vont se retrouver sur la terre ferme (et dans la vraie mer). En lire plus Jurassic World, Fallen Kingdom : sauveteurs à sauver

Et le Droit d’Auteur, c’est du poulet ?

Coup de gueuleUn article publié sur ActuaLitte m’a fait bondir : en Angleterre, une « start-up » veut salarier des auteurs de romans. En échange du revenu garanti, bien entendu, les droits d’auteur sont globalement cédés même si un système de prime en cas de succès semble prévu.

Au départ, il existe un constat évident : les éditeurs traditionnels sont inefficaces, conservateurs, arrogants et non-rentables. Donc, il faut changer le système, ce qui se fait déjà grâce à l’auto-édition comme je peux le pratiquer.

Alors, certes, avoir la capacité de s’arrêter de travailler pour écrire est probablement intéressant (bien que cela peut se discuter car l’isolement qui en résulte n’est pas forcément très inspirant). Mais la logique qui est derrière cela est bien la dépendance d’un créateur vis-à-vis d’un financier. Celui-ci, au passage, dirige strictement la ligne éditoriale de la production pour en faire des produits parfaitement marketés en fonction des modes et des ventes.

Le système sera sans doute plus efficace que celui d’éditeurs qui se moquent autant du marché que des auteurs. Mais, pour ma part, la liberté de de création ne doit pas se négocier et, surtout, le produit créé doit rester la pleine propriété de son créateur. C’est un acquis issu du combat de Beaumarchais que l’on ne doit pas jeter aux orties.

Solo : a not so bad Star Wars Story

Solo : A Star Wars Story, de Ron Howard, avec Alden Ehrenreich (Han Solo), Woody Harrelson, Emilia Clarke et Donald Glover (Lando Calrissian), nous plonge dans la jeunesse de Han Solo. Quelques années avant de rencontrer Luke Skywalker dans l’épisode IV de Star Wars (le premier épisode historique), il a déjà rencontré Chewbacca, Lando Calrissian et l’amour avec le Falcon Millenium.

Cette histoire dérivée du cycle Star Wars vient donc se placer entre les épisodes III et IV. Elle permet à Disney de poursuivre son exploitation de l’univers créé par George Lucas alors que la République sombre dans le chaos après la proclamation de l’Empire, les cartels criminels prenant souvent le pouvoir. En lire plus Solo : a not so bad Star Wars Story

Guédelon : un château du Moyen-Age tout neuf

A Guédelon, de nouveaux bâtisseurs construisent un château fort du XIIIème siècle tout neuf. Dans le cadre d’une démarche d’archéologie expérimentale, l’idée est bien de valider par la pratique tous les savoirs acquis sur la construction des châteaux forts.

A quelques détails de sécurité obligatoires, tout est donc fait avec les moyens et les techniques de l’époque. Le site web du projet présente la démarche et les détails pratiques pour visiter. En lire plus Guédelon : un château du Moyen-Age tout neuf

Eurovision 2018 : nouvelle déception française

Le grand show de l’Eurovision 2018 et ses 200 millions de téléspectateurs dans le monde a donc eu lieu le 12 mai 2018, à partir de 21h. Suite à la victoire de Salvador Sobral l’an dernier à Kiev, avec la chanson « Amar pelos dois », c’est au Portugal, pour la première fois, qu’est revenu la tâche d’organiser l’édition 2018 de la compétition, en l’occurrence à l’Altice Arena de Lisbonne.

Le duo Madame Monsieur représentait donc la France avec la chanson Mercy dont j’avais déjà dit le plus grand bien. Mais son score a été médiocre (13ème) autant par les jurys nationaux que par le public. La vainqueur, Netta, avec sa chanson Toy, a donc remporté le concours pour Israël avec sa chanson aux inspirations de cris de poules dont on ne peut contester l’originalité et la pertinence d’actualité. Son texte était en effet dans la foulée du mouvement #MeToo, dénonçant la chosification des femmes (elle n’est pas un « toy », un jouet). En lire plus Eurovision 2018 : nouvelle déception française

Séparer les pouvoirs, en séparer les détenteurs dans une nouvelle Constitution

Soyons des Individus SolidairesEt si je me mettais au sport politique national ? Depuis 1789, écrire des constitutions ou les réformer est devenu un sport politique national en France. Chaque courant politique veut « sa » république (ou sa monarchie). On ne cesse pas de réformer, d’amender… Alors, pourquoi ne pas proposer, moi aussi, quelques petites idées en la matière ?

A l’inverse de la France, d’autres pays sont bien économes en termes de réformes institutionnelles. L’exemple typique est constitué par les Etats-Unis qui n’ont jamais fait de réforme importante, les grands débats portant au plus sur un amendement (abolition de l’esclavage, interdiction de la consommation d’alcool…). L’Angleterre (la Grande Bretagne, le Royaume-Uni) n’a jamais eu de constitution écrite. En lire plus Séparer les pouvoirs, en séparer les détenteurs dans une nouvelle Constitution

Retraites et chômage des seniors : poche droite et poche gauche

Soyons des Individus SolidairesLes régimes de retraite sont, en France, régulièrement déficitaires. Mais la solution habituelle de repousser l’âge de la retraite est une mauvaise idée.

Le déficit s’explique simplement : les recettes (cotisations) sont inférieures aux dépenses (pensions). La France a en effet fait le choix d’un système par répartition : ce sont les actifs actuels qui payent pour les retraités actuels. A l’inverse, d’autres pays ont fait le choix de la capitalisation : les actifs économisent pour leur future retraite.

Chaque système a ses avantages et inconvénients et un système mixte est sans doute ce qui est préférable afin de compenser les inconvénients de l’un par les avantages de l’autre. C’est d’ailleurs ce que font spontanément la plupart des Français en investissant pour leurs vieux jours, par exemple dans l’immobilier comme l’achat de leur logement.

Outre le ratio retraités/actifs, il convient de regarder un autre indicateur : le chômage des seniors. Les employeurs français sont réputés pour être particulièrement gérontophobes. Donc, repousser l’âge de la retraite, tant que la gérontophobie des employeurs n’aura pas été sanctionnée, n’amène qu’une seule conséquence : le développement du chômage des seniors. Donc on remplace (partiellement) le déficit des caisses de retraite par celui des caisses d’allocation chômage.

Or les allocations chômage sont également issues de cotisations des actifs. Ce sont les mêmes qui payent, selon des modalités similaires. La bureaucratie à la française seule est responsable de la séparation des deux systèmes.

Le résultat est donc que repousser l’âge de la retraite n’a strictement aucune conséquence sensible (sauf via les différences d’allocations) sur le niveau global de déficit des régimes sociaux. C’est juste prendre dans la poche gauche de quoi remplir la poche droite.