La Belle et la Bête : bis repetita placent

La Belle et la Bête, de Bill Condon, avec Emma Watson et Dan Stevens, poursuit le programme de Disney de remakes avec vrais personnages des dessins animés classiques du studio. Le conte est d’origine antique (pouvant remonter jusqu’à Amour et Psyché) et archétypal, avec des variantes innombrables. Dès 1899, un premier film en est tiré par les Frères Pathé. Le premier dessin animé est américain, réalisé pour le compte de Warner Bros. Cartoons par Friz Freleng, sorti en 1934.
Avec la célèbre version de Jean Cocteau, sortie en 1946, et la version de 2014 avec Léa Seydoux, on compte une bonne quinzaine de versions cinématographiques majeures de l’histoire. En voici donc une de plus, directement adaptée du dessin animé réalisé pour le compte des studios Disney par Gary Trousdale et Kirk Wise et sorti en 1991. En lire plus La Belle et la Bête : bis repetita placent

Grave : chair fraîche en famille

Grave, de Julia Ducournau, avec Garance Marillier, Ella Rumpf et Rabah Naït Oufella, est un film d’horreur à la française. Salué par la critique et titulaire de plusieurs prix, le premier film de sa réalisatrice a son originalité et son charme, que l’on ne retrouve pas dans des blockbusters ou de l’épouvante sanguinolente.

Et même si sa fin est plus ou moins rapidement attendue, la manière de l’amener signe une vraie maîtrise du scénario et du montage. En lire plus Grave : chair fraîche en famille

Le poids de l’écrit

Les belles histoires de Tonton PierreAvez-vous, un jour, véritablement saisi l’importance de l’écriture ? Je ne parle pas de la vie quotidienne où nous faisons, aujourd’hui, passer beaucoup de choses par des textes écrits. Ni du fameux « les paroles s’envolent, les écrits restent ». Je parle du temps long, de l’histoire. Voire de l’Histoire.
La différence entre ce qui est écrit ou pas est colossale. Le destin des civilisations, de même, varie du tout au tout selon le sort réservé à l’écriture. En lire plus Le poids de l’écrit

Kong, Skull Island : bis repetita non placent

Kong, Skull Island,  de Jordan Vogt-Roberts, avec Tom Hiddleston, Samuel L. Jackson et Brie Larson, vient compléter une déjà longue série d’avatars du singe géant. La première version date de 1933, de Merian C. Cooper, Ernest et B. Schoedsack avec Fay Wray, Robert Armstrong et Bruce Cabot. La deuxième de 1976, de John Guillermin, avec Jessica Lange et Jeff Bridges. La magnifique troisième version de King Kong date, elle, de 2005, oeuvre de Peter Jackson avec avec Naomi Watts, Jack Black et Adrian Brody.
Le défi à relever était donc considérable, chaque film King Kong ayant une forte personnalité : colonialisme (1933), écologisme (1976), romantisme (2005)… Il aurait fallu oublier « King Kong roi de l’Atlantide », « Dracula et Frankenstein contre King Kong » et autres « King Kong contre Godzilla ». Pourtant… En lire plus Kong, Skull Island : bis repetita non placent

Split : 24 adversaires pour le prix d’un

Split, de M. Night Shyamalan, avec James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Betty Buckley, Haley Lu Richardson et Jessica Sula, construit son intrigue autour d’un criminel schizophrène présentant 24 personnalités. 23 sont connues de sa psychiatre, une émerge progressivement.

Et celle-ci décide de faire enlever des jeunes filles par les autres pour les enfermer dans une cave. En lire plus Split : 24 adversaires pour le prix d’un

A cure for life : ennui mortel

A cure for life, de Gore Verbinski, avec Dane DeHaan, Jason Isaacs et Mia Goth, utilise toutes les ficelles classiques d’un sous-genre du thriller fantastique d’horreur. Il s’agit en effet d’une Nième version de ces immortels qui ont besoin des hommes ordinaires pour leur survie. Cette fois, les hommes ordinaires sont riches, finançant ainsi un sanatorium très spécial pour leur soi-disant traitement.
Et, évidemment, le super-vilain est d’une bêtise absolue. En lire plus A cure for life : ennui mortel

Rock’N Roll : cabot, bobo, rigolo

Rock’N Roll, de Guillaume Canet, avec lui-même et Marion Cotillard, réussit le dangereux pari de l’auto-dérision. Chaque acteur joue ici son propre rôle pour raconter une étape terrible dans la vie d’un comédien : quand il a le sentiment d’être has been, fini, bref, vieux.
Quand Camille Rowe explique à Guillaume Canet qu’il n’est plus un jeune acteur faisant fantasmer les jeunes filles, il tombe dans une sorte de délire qui va retomber sur sa vie professionnelle comme intime avec Marion Cotillard. En lire plus Rock’N Roll : cabot, bobo, rigolo

La La Land : comme un air de nostalgie romantique

La La Land, de Damien Chazelle, avec Ryan Gosling et Emma Stone, renoue avec l’âge d’or des comédies musicales hollywoodiennes romantiques. Un joueur de jazz cachetonne, une actrice postulante fait des petits boulots.
Ils rêvent et s’aiment, en chansons avec choeurs et ballets les plus improbables. En lire plus La La Land : comme un air de nostalgie romantique

Dalida : l’étoile blessée

Dalida, de Lisa Azuelos, avec Sveva Alviti, retrace la vie brisée de la chanteuse. Rythmé par ses tentatives de suicides ou les morts tragiques dans son entourage, s’achevant par son suicide réussi, le film détaille les différentes étapes de sa vie tant professionnelle qu’affective.

Celle qui était une méga-star internationale ne voulait pourtant n’être qu’une femme et une mère, ce en quoi elle échouera. Une déesse ne peut pas n’être qu’une mortelle. En lire plus Dalida : l’étoile blessée

Passagers : dans l’espace, personne ne vous entend aimer

Passagers, de Morten Tyldum, avec Jennifer Lawrence et Chris Pratt, est une romance spatiale. Dans un vaisseau rempli de cinq mille futurs colons en hibernation, deux, un homme puis une femme, se réveillent quatre-vingt-dix ans avant la fin du voyage.

Et il va bien falloir s’occuper tandis qu’il est clair qu’ils seront morts avant l’arrivée, étant dans l’incapacité de se remettre en hibernation. En lire plus Passagers : dans l’espace, personne ne vous entend aimer